C'est le journal Le Point qui a annoncé l'information ce mercredi : un an après son premier livre "Passions", l'ancien président français publie ce vendredi un nouvel ouvrage.

Celui-ci reviendra sur les moments forts des années 2007 et 2008, marquées par la formation de son gouvernement, son mariage avec Carla Bruni ou encore la crise financière mondiale. Ecrit pendant le confinement, ce livre de 528 pages a été tiré à 250.000 exemplaires, un chiffre impressionnant lorsque l'on sait que son premier roman avait été vendu à 300.000 exemplaires.

"Je veux que les gens comprennent ce que je fais et qui je suis", explique Nicolas Sarkozy dans le Figaro. L'ancien président français a confié au quotidien français que cet ouvrage n'avait "aucune dimension politique". "Je ne suis pas en campagne. Personne ne me croit, mais c'est la vérité", affirme-t-il.

Portraits au vitriol

Jean-Louis Debré, jaloux et haineux, François Bayrou "ce pourfendeur de l'argent sale", Laurent Fabius narcissique... Nicolas Sarkozy ne mâche pas ses mots avec les personnalités politiques, révèle le Figaro qui a consulté le livre. L'ex-président y décrit aussi un Daniel Cohn-Bendit "qui vivait dans sa bulle et n'était jamais confronté aux réalités du terrain".

Certains, comme Christine Lagarde et l'ancien premier ministre socialiste Michel Rocard, ont tout de même le droit à des éloges.

Nicolas Sarkozy s'étend également sur les acteurs de la scène internationale. Il y raconte ainsi ses rencontres avec Vladimir Poutine, et un George Bush alité pour cause de migraine, ainsi que ses souvenirs "émouvants" avec Angela Merkel.

L'ex-président fait aussi part d'anecdotes cocasses, comme le jour où il a confondu un verre de gin avec un verre d'eau lors d'une visite d'Etat à Londres.

Couacs présidentiels

L'ancien patron de la droite française n'hésite pas non plus à revenir sur ses "dérapages", ainsi que sur des aspects plus personnels de sa vie. Il se dit ainsi surpris que le "casse-toi pauv'con", qui n'avait pas été entendu par les journalistes lors du salon de l'Agriculture, ait pris autant d'ampleur, rapporte le Figaro.

Lui qui fut un président très "people", il revient sur sa séparation avec Cécilia, "une catastrophe médiatique, qu'il a subi de part en part". Quant à sa liaison avec Carla Bruni ? L'ancien chef d'Etat, évoque "une erreur" d'avoir joué franc-jeu en laissant se faire photographier par les paparazzis.