On ne change pas une tradition "historix" qui rapporte des millions. Après une aventure en Gaule, pour aider la fille de Vercingetorix, Astérix repart à l'exploration du vaste monde antique. Le scénariste Jean-Yves Ferri et le dessinateur Didier Conrad viennent de le confirmer en dévoilant le titre du 39e album du petit Gaulois: Astérix et le Griffon.

Soit une "quête épique et parsemée d’embûches" sur les traces d'un animal mythique, mi-aigle mi-lion, en compagnie d'Obélix, Idéfix et Panoramix. "Tout est parti d’une représentation sculptée de la Tarasque, un animal terrifiant des légendes celtiques, a expliqué Jean-Yves Ferri sur Franceinfo Culture. "Dans l’Antiquité romaine, les explorateurs étaient rares et la terra restait en grande partie incognita. Cependant, éléphants ou rhinocéros, animaux extraordinaires, avaient déjà été montrés à Rome. Dès lors, pourquoi les Romains auraient-ils douté de l’existence de créatures tout aussi improbables ?"

Un raisonnement qui se tient. Après tout, le plus moustachu des blonds râleurs n'a-t-il pas déjà croisé la route de taureaux ailés et des centaures (La galère d’Obélix en 1996), un dragon (La rose et le glaive en 1991), un elfe (Astérix et la rentrée gauloise en 2003) ou une licorne (Le papyrus de César en 2015) ? Alors, pourquoi pas une créature aussi légendaire, qui faisait partie de la culture égyptienne en -3000 ?

Et en plus, Céleste Surugue, directeur général des éditions Albert René annonce une belle surprise: "On a aussi joué avec un clin d'œil à un autre grand de la bande dessinée, qui est Tintin. J’invite les lecteurs à retrouver le clin d'œil qu’on fait à Tintin."

Il faudra malheureusement attendre jusqu'au 21 octobre pour découvrir cet album tiré à 5 millions d'exemplaires.

© Les Editions Albert René