Record d'affluence au Pukkelpop

F. de B.
Record d'affluence au Pukkelpop
©EPA

Tool a clôturé, hier soir, le festival devant plus de 50.000 personnes

KIEWIT Hier, la tenue du concert de Tool demeura longtemps incertaine après que le groupe eût annulé, quatre jours auparavant, son concert à Salzbourg. La cause ? Maynard James Keenan avait, en effet, contracté un sérieux virus qui l'avait obligé à renoncer à monter sur la scène autrichienne. Fort heureusement le bilan de santé du frontman s'était largement amélioré. Mais Tool aura eu bien du mal à suivre Nine Inch Nails. Grâce à un show sombre mais très visuel, Trent Reznor aura démonté la scène. Au sens propre en détruisant tous ses instruments sur scène, comme au figuré d'ailleurs en hypnotisant un auditoire médusé par son répertoire aussi riche que varié musicalement passant allégrement du rock pur et dur (Down On It,... ), à l'indus (Into The Void ) ou à l'acoustique. Les courageux revenants de Sonic Youth passaient pour des anges dans le Marquee.

Rien à dire : cette 22e édition du Pukkelpop aura marqué les esprits. Après avoir occupé, bien malgré lui, le devant de l'actualité en étant refusé à l'entrée d'un bar en raison de ses origines ethniques, Chokri Mahassine pouvait, à nouveau, sourire :" Malgré tous les impondérables, je pense qu'il s'agit d'une des meilleures éditions. Tout le monde a fait preuve de souplesse et de diplomatie. Tant les artistes, que les organisateurs et le public. Nous avons largement franchi les 50.000 entrées ce samedi."

Et pourtant, la journée n'avait pas spécialement bien débuté lorsque Lacuna Coil, arrivé en retard sur le site limbourgeois, fut contraint de se placer quelques heures plus tard sur une scène annexe, laissant ainsi la main stage aux jeunes énervés d'Enter Shikari qui ne s'attendaient pas à un tel honneur.

Mais il y eut plus de bonnes surprises que de mauvaises sur la plaine du Kiewit. Car tant la délicieuse Kate Nash, accompagnée de sa violoniste, dans un chapiteau plombé par de trop nombreux centigrades, que The Streets furent largement à la hauteur. Pieds nus, Mike Skinner (The Streets) communia avec la foule grâce à un sens aigu de l'autodérision lorsqu'il obligea les festivaliers à s'agenouiller devant lui. Impressionnant à voir... Que dire aussi de la partie de frisbee qu'il s'offrit sur scène avec le public sur les riffs du célèbre I Love R'n Roll de Joan Jett ou de la bière qu'il déversa malencontreusement sur un pauvre roadie qui lisait paisiblement son journal juste en dessous de la scène ?

Et la musique dans tout cela ? Rarement un festival n'aura offert une qualité sonore aussi pointue. Ainsi, le retour des anciens adolescents pubères de Silverchair avait attisé la curiosité puisque le Marquee, bien rempli, leur réserva une ovation de choix en donnant de la voix sur le célèbre Freak . L'ambiance monta encore d'un cran grâce aux Kings Of Leon, impériaux sur la grande scène grâce au succès de titres comme California ou Knocked Up , repris en choeur par la foule.


Arcade Fire: Trop court!

KIEWIT Arcade Fire a-t-il perdu un peu de sa folie en passant sur des grandes scènes en tête d'affiche ? On n'ira pas jusque-là mais malgré quelques belles envolées (Funeral, Power Out ou Rebellion ), une énergie sans cesse renouvelée par des musicos qui changent souvent d'instruments, les Canadiens ont mis du temps à ce qu'on rentre véritablement dans leur show. Il faut dire qu'ils ne jouaient qu'une heure (dix minutes de plus que Within Temptation pour donner une échelle de grandeur...). Et espérons que Wim Butler aura un peu réparé ses cordes vocales pour le 2 novembre et son passage à Forest National.

The Smashing Pumpkins, par contre, ont joué une heure et demi. Avec quelques moments bien dispensables (des solos pompants) pour un show qui n'aura plu qu'aux spécialistes de Billy Corgan et Cie et pas à ceux qui auraient voulu assister à une sorte de best of...

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...