50Cent: par ici la monnaie !

Karim Fadoul
50Cent: par ici la monnaie !
©AP

Le troisième concert du rappeur à Bruxelles a eu lieu jeudi soir. La star ne parvient toujours pas à convaincre

BRUXELLES 50Cent va finir par super-bien connaître la Belgique. Le rappeur est passé par chez nous lors de chacune de ses tournées. Un honneur qu'il réserve à ses fans mais des concerts qui ne convainquent toujours pas. Jeudi soir, lors de sa venue à Forest National, la star du hip-hop US a une fois de plus pêché par manque d'originalité. Dommage quand on sait qu'il pèse lourd dans l'industrie musicale. Ses trois albums, Get rich or die tryin', The Massacre et Curtis se sont écoulés à des millions d'exemplaires dans le monde.

Il est 21 h lorsque les trois écrans géants montés derrière et de part et d'autre de la scène se mettent à crépiter. Un petit film est projeté. Sous une pluie battante, on reconnaît les tours de New-York, la ville de Curtis Jackson, son vrai nom. Des fusils sont armés, des balles fusent. Tony Montana, l'icône de Scarface et des rappeurs bad boy, vient renforcer la dramaturgie et le culte des Uzi, Kalachnikov et autres fusils mitrailleurs.

Des pétards sont tirés vers le ciel, 50Cent débarquent et dégainent ses hits. Vite, trop vite par moments. On a à plusieurs reprises l'impression d'avoir affaire à un medley. Candy shop, Little bit et Amusement park sont livrés dans leur version raccourcie. Autre grief, le son, inaudible. Trop de basse, pas assez d'aigu. On se demande aussi que vient faire le band ramené expressément des Etats-Unis.

50Cent et ses potes de la G Unit qui l'accompagnent sur scène (Tony Yayo et Lloyd Banks) vouent un culte aux armes, on l'a dit, mais aussi au fric facile et aux filles. L'interprétation de Disco Infierno est accompagnée sur l'écran des images du clip censuré. Pas très responsable quand Fifty fait monter au milieu du show un petit gamin. Le ket a d'ailleurs l'air totalement traumatisé lorsqu'il se retrouve à côté du grand black bodybuildé.

Malgré tous les ratés et les écarts de conduite, 50Cent demeure un monstre sacré qui enchaîne les tubes. Sur Ayo Technology ou Outta Control, il parvient à faire bouger un Forest National archi-comble. Preuve de l'adoration que lui vouent certains Belges, lorsque le rappeur balance à la foule ses baskets et ses t-shirts, des poings se percent facilement. Aïe, ça fait mal !



© La Dernière Heure 2007

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