Lara Fabian à propos de Johnny: "Un des plus grands moments de ma vie !"

Les coulisses de leur duo, en 1998, au Stade France, avec Requiem pour un fou.

Propos recueillis le 6 septembre 1998

Les coulisses de leur duo, en 1998, au Stade France, avec Requiem pour un fou.

Lara Fabian a fait ses débuts chez elle, en Belgique. En 1988, elle a représenté le Luxembourg à l’Eurovision. Puis elle est devenue une superstar au Québec. Pour l’imposer en France, son producteur d’alors, Jean-Claude Camus, avait eu l’idée de lui faire faire un duo avec Johnny Hallyday, sur Requiem pour un fou, pour les Enfoirés 1998. Succès gigantesque. D’où l’idée de reprendre ce duo sur scène, au Stade de France où Johnny devait se produire du 4 au 6 septembre.

Ce 4 septembre 1998 fut la date du cauchemar. Un déluge ! Des pluies torrentielles ! Le public était là, avait supporté pendant des heures, pour finalement entendre Jean-Claude Camus annoncer que le spectacle était reporté au 11 septembre.

Lara Fabian avait vécu tout cela des coulisses : "J’ai réalisé, le lendemain, que les fans étaient déçus parce que Johnny n’était pas monté sur scène pour annoncer lui-même l’annulation. Il n’aurait pas pu le faire. Il était démonté. Il pleurait. Personne ne pouvait l’approcher. Sincèrement, je le comprends."

Le 5 et le 6, par contre, (et aussi le 11), le duo fut magnifié par l’orchestre symphonique et les chœurs. Une Requiem pour un fou qui avait une grandeur d’opéra : "Ce fut un des plus grands moments de ma vie ! Même si avant d’entrer en scène, j’étais littéralement liquéfiée de trac. D’où j’étais, j’avais une vision totale sur ces 85.000 personnes. Pour moi, c’était un choc électrique. J’ai vraiment eu beaucoup de chance d’être choisie. Je le sais et j’en suis très fière. Et puis, tous les deux, nous sommes originaires du même pays."

Le duo avait évidemment été répété : "Nous avions eu trois sessions de répétitions où nous avons beaucoup travaillé l’interprétation. Par contre, la chorégraphie n’a pas du tout été préparée. C’était de l’improvisation. Johnny a fait, sur la scène, des choses qu’il n’avait jamais faites en répétition. Lorsqu’il s’est jeté à genoux, par exemple. Cela prouve que tout est possible lorsqu’il se passe un truc entre deux artistes sincères."

L’après-spectacle ? "Nous nous sommes tous retrouvés dans un restaurant, La Poule au Pot, dans les Halles, pour faire la fête. Tous, sauf Johnny ! Lui, il avait un truc dans le style : "Désolé, mais j’ai un spectacle demain et je dois aller me coucher."



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