TJ Jackson : "Mon oncle, Michael Jackson, m’a sauvé la vie"

On a retrouvé TJ Jackson, l’ex-3T et neveu du Roi de la Pop, Michael Jackson. Il sera en concert intimiste, à Bruxelles, ce 15 juillet.

Pierre-Yves Paque

Tito Joe Jackson, alias TJ, sera en concert au Riches Claires ce 15 juillet - tickets via tjjacksonmusic.com - avec son spectacle acoustique intime A Night to Remember (cf. notre vidéo sur dh.be). Mais où sont donc passés ses deux frères, Taj et Taryll, avec qui il formait les fameux 3T ? " Un est à Nashville, Tenessee et l'autre à Los Angeles, confie le plus jeune - 43 ans - des neveux de Michael Jackson. Je suis le plus jeune mais j'ai eu des enfants - 4 ! - en premier. Je sais donc ce qu'ils vivent en ce moment et ils en profitent. Être père est une si belle chose, on ne vit cela qu'une fois. Ils sont donc en mode parents et j'aime les voir comme ça. Mais, normalement, dans deux ans, on sera de retour. Nous sommes des frères après tout, on a toujours été les 3T !"

Le boys band ne mourra donc jamais ?

"Non, jamais ! On ne connaît même pas ce mot ‘boys band’ car, pour nous, on est trois frères avant tout. Qui chantent et font de la musique en famille mais on chante depuis qu’on est bébés."

Le plus difficile serait-il de vous faire un prénom ?

"Quand tout a commencé, Jackson faisait déjà partie de notre identité. On savait qu’il y avait les Jackson Five, Michael, Janet et les autres. Mais on s’est toujours sentis à part de ce chapitre-là des Jackson. Mais au plus on devient vieux, au plus on devient individuel. Plus indépendant aussi dans notre manière de penser. Cela ne veut pas dire que j’ai honte d’être un Jackson, que du contraire, j’aime être un Jackson, mais j’essaye de faire des choses pour me sentir bien. Je ne demande pas d’être approuvé par les Jackson, j’essaye simplement de faire réellement ce qui est juste et bon pour moi. C’est ma mentalité. Durant la période la plus noire de ma carrière, je ne voulais plus faire de musique. Ce n’était pas à cause de ma famille, mais bien de l’entourage autour qui voulait que j’assume celui que je devrais être… ce qui m’a éteint. Après, j’ai déménagé au Texas et j’ai recommencé à zéro. Une des meilleures choses que j’aie faite dans ma vie ! J’adorais la musique mais je n’étais plus sûr de vouloir en faire de cette façon-là. J’ai alors découvert Jimi Hendrix, qui a été très inspirant par son côté indépendant et je-m’en-foutiste. Je ne me suis jamais intéressé vraiment à sa musique mais il m’a touché à un point précis dans ma vie. Il m’a remis sur la route et dans le bon état d’esprit. Libre."

Fini alors l’image d’ado des 3T ?

"C’est marrant car, quand je me souviens de cette période, c’est comme si je ne me reconnaissais pas. Comme si j’étais une personne complètement différente, que j’avais fait un voyage dans une autre dimension. Je sais que c’était moi mais je ne me sens pas connecté avec ce que je suis aujourd’hui. Ma mentalité est plus saine. Je suis juste moi. J’étais tellement perfectionniste sur tout ce que ma famille avait construit que je ne savais pas que je devais faire un pas de côté à l’époque pour me trouver. Heureusement, j’ai toujours une forte passion pour faire la meilleure musique possible mais j’ai aussi la même passion de faire ce qui est bon pour moi."

Avez-vous toujours la garde des enfants (Paris, Blanket et Prince) de Michael Jackson ?

"Oui et non. Aux USA, quand vous avez 18 ans, vous devenez un adulte. Et le plus jeune a aujourd’hui 20 ans. Techniquement, je n’en ai donc plus la garde. Mais, ils m’appellent tous les jours et j’adore ça. Je leur ai toujours dit : ‘peu importe ce dont vous avez besoin, appelez-moi’. J’insiste là-dessus car je sais que la vie est dure aujourd’hui. Pour tout le monde et spécialement pour eux. Car personne d’autre ne leur donnera la vraie et honnête réponse à leurs questionnements."

Pourquoi aviez-vous entrepris ces démarches ?

"Pour plusieurs raisons. D’abord parce que Michael m’a vraiment sauvé la vie quand ma mère a été assassinée. Je venais d’avoir 16 ans. J’étais un très bon garçon, qui n’avait jamais eu de problèmes. Quand elle est morte, j’ai vraiment perdu espoir en la vie. Je m’en foutais de tout, c’était le néant. Et Michael, en particulier, a été là pour me remettre, ainsi que mes frères, sur le droit chemin. J’ai donc toujours voulu lui rendre la pareille et le remercier pour ça. Je ne savais pas comment le faire car on ne peut payer Michael Jackson avec une télé, un habit ou de l’argent (sourire) ! Le jour où il a disparu, j’ai donc senti que c’était la meilleure chose à faire. Être là, à leurs côtés. Je n’ai aucun regret, même si ce fut beaucoup de travail et de temps. Élever des enfants, c’est une chose, mais élever des enfants qui ne sont pas nés dans la société d’une manière normale - en captivant toutes les attentions positives ou négatives -, ce n’est pas évident. Mais je ne regrette pas. Je suis fier de ce qu’ils sont devenus dans la vie. Je les aime autant que mes enfants."

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be