Louise attaque menace aussi de ne pas jouer à Perpignan

La délocalisation du festival Les Déferlantes dans la ville dirigée par le Rassemblement national ne passe pas du côté des artistes.

 Louise Attaque se penche sur les relations humaines.
Louise Attaque se penche sur les relations humaines. ©AFP

Indochine a allumé la mèche samedi dernier. Le groupe menace de ne pas se produire aux Déferlantes, un festival du sud de la France dont il estune des têtes d’affiche. En cause : le succès de l’événement qui impose aux organisateurs de délocaliser leur manifestation. Ceux-ci ont choisi comme nouveau point de chute Perpignan. Mauvaise pioche, la municipalité est dirigée par le Rassemblement national et ce n’est pas du goût d’Indochine qui menace de ne pas se produire aux Déferlantes si le festival est organisé sur le territoire de la ville.

Ce mardi 10 janvier, Louise Attaque a emboîté le pas de Nicola Sirkis et les siens. Dans un communiqué, la formation de Gaëtan Roussel indique : “Nous avions prévu de jouer au festival Les Déferlantes le 9 juillet prochain. Initialement, prévu sur la commune de Ceret, il a été déplacé sur la commune de Perpignan par les organisateurs sans que nous ayons été concertés”. C’est la réaction de Louis Alliot, le maire, qui leur reste en travers de la gorge. “Le maire RN de la ville de Perpignan s’est est aussitôt félicité à travers un tweet. Ne souhaitant cautionner ni la méthode du fait accompli, ni la possible récupération du festival par la mairie, nous demandons aussi à la direction des Déferlantes de faire tout son possible afin de trouver un autre lieu. Un lieu qui corresponde aux attentes de tous : organisateurs, artistes et festivaliers”.

En attendant que les choses changent, Louise Attaque a manifesté son intention de ne pas participer aux Déferlantes.

Le lundi 9 janvier, Jordan Bardella, le patron du RN a dit tout le mal qu’il pensait d’Indochine en qualifiant le groupe de "sectaire" et "d’irrespectueux envers les fans qui probablement sont des électeurs aussi du Rassemblement national” selon ses mots.

Le maire de Perpignan a lui repartagé sur Twitter un post de son homologue de Cannes, David Lisnard (Les Républicains). Ce dernier fustige également l’attitude des artistes. “Ce sectarisme de ceux qui se drapent dans la tolérance et la bienveillance est toujours surprenant. Et cette position, outre son caractère excluant et menaçant, est bien contre-productive politiquement. Je précise que j’aurais formulé la même remarque pour toute étiquette partisane.”

L’affaire des Déferlantes prend une tournure de plus en plus politique et embarrassante pour les organisateurs qui se retrouvent coincés entre le marteau et l’enclume. Ils doivent redouter que d’autres artistes mettent leur poids dans la balance. Sont également attendus dans ce festival : Damso, BigFlo&Oli, Soprano, Shaka Ponk, David Guetta, Lomepal, Izia, Rosalia ou encore Sting.

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