Le duo français AaRON revient chez nous. Pour le Brussels Summer Festival, le 31 août

BRUXELLES Leur pop mélancolique - même si, comme Olivier le souligne, il ne s'agit là que d'une définition, parmi tant d'autres, de leur univers musical - fait pleurer dans les chaumières depuis la sortie de l'album Artificial Animals Riding On Neverland. C'était il y a un peu plus d'un an. Depuis, au coeur des salles de concert, la foule a fini de pleurer sur les paroles de U-Turn (Lili) en découvrant l'énergie et l'atmosphère particulière dégagées par les deux acolytes d'AaRON, Simon (le chanteur) et Olivier (le pianiste). Forest National tremble encore, quelques mois après le passage du duo sur sa scène. Olivier d'ailleurs s'en souvient (les garçons avaient capturé l'instant sur leur appareil photo). "C'est assurément l'un de nos meilleurs concerts, c'était incroyable, je n'ai jamais vécu ça ! Avant de monter sur scène, on avait du mal à croire que tous ces gens étaient là pour nous."

AaRON remet donc ça - après l'annulation de quelques dates durant l'été due aux soucis de santé de Simon -, à l'occasion du Brussels Summer Festival. Et avant le deuxième album de la confirmation.

L'ambiance des festivals, vous l'appréciez tout particulièrement ?

"Oui, parce qu'on se retrouve forcément dans des endroits différents. Sur une plage, dans une forêt... Ce qui est intéressant aussi, c'est le mélange de styles musicaux."

Et au Brussels Summer Festival, vous êtes tête d'affiche...

"C'est toujours impressionnant quand on repense à il y a un an et demi : on était tous les deux dans une chambre en train de faire de la musique. On ne s'imaginait pas faire un album et encore moins des concerts. Ce qui est drôle, c'est ce décalage. Des centaines, voire des milliers de personnes face à nous sur scène et puis, seuls, après, dans notre loge."

Vous et Simon, vous êtes amis avant d'être membres du même groupe ?

"Oui, quand on s'est rencontrés, on a eu l'impression de se connaître depuis longtemps. On s'est rencontrés en même temps amicalement et à travers la musique. C'était lors d'une séance de travail et on s'est dit qu'on allait se revoir."

Le succès de l'album Artificial Animals Riding On Neverland, vous ne vous y attendiez pas. Comment le gérez-vous, un et demi après sa sortie ?

"C'est l'avantage d'être deux ! Parfois on a des petits stress et l'autre permet de les désamorcer. Mais on ne fait que de la musique, il faut relativiser, on ne vient pas de découvrir un vaccin... Même si c'est très important pour nous d'être écoutés, et d'avoir cet échange. On ne sera jamais assez reconnaissants. À la base, on ne voulait pas forcément faire un album, mais juste nous exprimer. Là, seulement, on commence à se rendre compte de tout ce qui s'est passé en un et demi. On commence à avoir du recul."

Vous êtes impatients de sortir votre deuxième album ?

"Impatients, oui. Égoïstement pour voir ce que ça va donner. Artistiquement parlant, on ne sait pas encore ce que ça va donner. On a envie d'avoir de nouvelles choses aussi. On va s'y mettre cet hiver. Mais on ne se posera aucune barrière, que ce soit musicale ou de langue."

AaRON au BSF, Place des Palais, le31 août. Pass 1 jour, 20 €. Tel : 0900/00600



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