Etalé sur trois jours, le festival de musique durable a régalé 23.000 personnes.

Le festival La Semo s’est clôturé, dimanche soir, sur une note extrêmement positive et l’adjectif est faible. En termes d’affluence d’abord, l’édition 2016, quatrième du nom en terre enghiennoise, a battu tous les records d’affluence. Durant trois jours, 23.000 personnes ont investi le parc enghiennois pour faire le plein de décibels mais pas seulement.

La dimension pluridisciplinaire du festival La Semo - dont la programmation repose sur un savant mélange de musique festive mais aussi de cirque, de théâtre de rue, de danse, de jeux ou encore de cinéma - a conquis petits et grands. Ce succès de fréquentation, les organisateurs le doivent bien sûr à la qualité et à la diversité de la programmation mais aussi à la météo qui, tout au long du week-end, s’est montrée digne d’un mois de juillet.

"Nous sommes fiers de pouvoir proposer un festival différent où chacun trouve sa place et se sent bien", souligne à l’heure du débriefing Samüel Chappel, directeur de l’événement. Du côté des autorités communales, on insiste également sur l’aspect résolument familial et convivial de ce festival qui, pour ne rien gâcher, véhicule aussi de saines valeurs environnementales. "L’identité du La Semo est d’être tout public et d’offrir tout un panel d’animations en marge des concerts", commente le bourgmestre Olivier Saint-Amand (Ecolo).

Ce dernier insiste encore sur le fait que les organisateurs semblent avoir trouvé le bon agencement des espaces scéniques et autres au cœur du domaine d’Arenberg. Sur le plan musical, on retiendra les prestations éblouissantes de Caravan Palace et du groupe Tryo qui ont mis le feu à l’arrière du château tandis qu’Henri Dès a émerveillé toutes les générations grâce à son énergie et à sa générosité.

La scène belge n’était pas en reste avec de nombreuses découvertes qui ont fait mouche. À peine le démontage terminé et le parc rendu aux promeneurs, les organisateurs vont déjà se remettre à la tâche en vue du La Semo 2017 qui fêtera ses dix ans d’existence.Bruno Deheneffe