Depuis Le plaisir, en 2003, il n’avait plus sorti d’album de chansons originales. Alain Chamfort est de retour, avec un album éponyme, bourré d’amour mais pas que…

Au moins, avec un titre comme celui-là, les explications de texte seront vite pliées : son album s’appelle comme lui et c’est très bien comme ça, puisqu’il lui ressemble. “On avait d’abord cherché dans les titres des chansons comme titre générique et on avait choisi On meurt”, sourit-il. “Ça nous paraissait assez intéressant, parce que sur un sujet comme ça, on avait tellement de possibilités d’explications… Mais la maison de disque a trouvé ça un peu violent, ou que ça aurait pu être mal perçu !

Ça faisait douze ans qu’il n’y avait pas eu d’album, mais il y a eu beaucoup d’autres choses… Ça vous a semblé long ?

“Ah! ben non. Ça vous paraît long, la vie, à vous ? Et ce n’est pas fini ! Il y a eu quelques épisodes, à la suite de ma restitution de contrat, je me suis retrouvé dans une période de liberté que j’appréciais énormément. J’ai pris quelques décisions irraisonnables, comme mon clip avec les panneaux. J’ai produit un concert dans les Jardins du Luxembourg. Il y a eu Une vie Saint Laurent… Et puis un album de reprises, Elles et lui, avec des chanteuses.”

Quand avez-vous pensé qu’il faudrait vous remettre à écrire de nouvelles chansons ?

“Je ne sais plus trop. Toute ma vie, ça a été ça : j’ai attendu que ça vienne. Si j’essaie de mettre en place des choses, de convaincre les gens, je me prends les pieds dans le tapis. Là, c’est un ami ingénieur du son qui m’a parlé de Frédéric Lô. Les choses se sont enchaînées, qui ont suscité des curiosités nouvelles.”

Et vous avez retrouvé Jacques Duvall…

“Oui. Jacques était un peu fatigué, mais Benjamin Schoos l’a un peu tiré de là, de cet épuisement général. Moi, je n’avais pas envie de venir rajouter quelque chose de pesant à ce qu’il subissait… Je lui ai communiqué quelques musiques, par petites doses. La machine s’est mise en route. Ma rencontre avec Jacques a été très importante parce que pour un compositeur-interprète, il y a une nécessité absolue à rencontrer celui qui va mettre les bons mots dans la bouche de l’interprète.”