La chanteuse et comédienne est désormais une Grosse Tête mais sans l’être vraiment. Rencontre.

Arielle Dombasle manie avec tant de bonheur l’emphase et la sécheresse, le lyrisme, la naïveté, l’insolence vis-à-vis des normes que rien de ce qu’elle dit n’est banal. Son esprit, toujours en alerte, ne prend jamais rien pour accordé. Arielle est originale sans l’être car elle ne vise tout simplement pas la conformité !

Bref, la belle Franco-Mexicaine est un enchevêtrement d’intrigues à elle toute seule. Pour preuve : son actualité foisonnante comprenant des apparitions ponctuelles aux Grosses Têtes d’RTL, la sortie d’un parfum chez un joaillier et la préparation d’un nouvel album pour septembre. "C’est le propre de l’artiste d’être sur plusieurs projets, souffle-t-elle. Il y a des rencontres qui se font et donnent lieu à de si belles choses". La première dont elle nous parle, c’est celle avec Laurent Ruquier qui lui a couru après durant 18 mois pour prendre la place d’Amanda Lear dans Les Grosses Têtes : "Il m’envoyait sans cesse des missives, me demandant de le rejoindre dans ce petit cénacle du rire, de la pertinence et de l’impertinence. Ils m’ont finalement reçue pour la sortie de mon dernier album et j’ai trouvé l’atmosphère tellement unique avec des gens si brillants et drôles que j’ai accepté. On est comme des élèves très dissipés à l’école". Une ambiance que la chanteuse et comédienne connaît bien car elle avait toujours des zéros de conduite en classe. Et en artiste rebelle à qui on ne dit pas ce qu’il est tendance de penser, ce 8 mars, Arielle s’est insurgée à l’antenne de la Légion d’Honneur remise par François Hollande au prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Nayef : "La Journée de la femme est, certes, celle où on peut offrir des roses ou autres fleurs à la femme de sa vie et elle les recevra avec bonheur… Mais c’est tellement d’autres choses aussi. C’est à nous, jeunes femmes libres et extraordinairement gâtées par l’existence, de prendre la parole pour les opprimées. À cette Légion d’Honneur, je dis NON".

Bientôt sur un autre label

Mais à un renouveau musical, elle dit oui. Et plutôt deux fois qu’une puisqu’elle s’apprête à collaborer une nouvelle fois avec le dandy parisien Nicolas Ker. "Je pars vers les labels indie, Nicolas m’invite sur celui qu’il connaît bien, Pan European Recording." Sans mystère aucun, elle nous donne un avant-goût de ce qui nous attend pour septembre : "Je serai plus dans le Velvet Underground, ce sera du romantisme noir qui rappellera notamment Edgar Allan Poe ou le duo Nick Cave/Kylie Minogue. Il faudra le vivre comme une épopée mélodique électro-psycho. Le cœur de ce disque, ce sera des questions existentielles et essentielles". Et après French Kiss qui célébrait l’Amérique des années 50, cette nouvelle galette baptisée La Rivière Atlantique sera un nouvel hommage à sa maman décédée trop tôt : "Elle a beaucoup voyagé sur le Queen Mary. Quand on lui demandait Que préfères-tu, la France ou l’Amérique ?, elle répondait Je préfère le bâteau". La baby-doll dont l’âge reste un mystère quasi millénaire promet de révéler un ou deux morceaux avant l’été en guise d’apéritif.

Sentez-la !

En attendant le nouveau disque de la chanteuse, toutes ses admiratrices pourront se parfumer d’une recette créée de ses blanches mains.

Arielle a, en effet, signé avec le joaillier Mauboussin afin de réaliser un autre rêve : partager un effluve avec le public. "Mon parfum a mis 10 ans à voir le jour. Je créai quelque chose d’étonnant qui plaisait à tous, on me demandait toujours ce que c’était. L’idée de le commercialiser a germé et j’ai plongé dans cet univers avec les macérations, les évaporations, les élixirs, les arômes et tout ce qui s’y rattache. Cette bouteille d’un cristal unique comprend des fleurs blanches innocentes, des baies roses, de la tubéreuse, des roses nacrées, de l’ambre et un fond de musc. Il est sorti il y a dix jours et je suis très contente de son succès immédiat."

Il s’appelle Le Secret d’Arielle et est décrit comme une expérience unique et singulière, un long processus dans lequel l’artiste n’est pas seulement égérie mais créatrice. "Il n’y en aura pas de second", assure-t-elle. En un mot : c’est collector. À tous les niveaux puisqu’il vous faudra quand même débourser 240€ pour 15 ml. Être Arielle Dombasle, c’est vraiment un style en soi.