L'épouse de Thierry est aussi la reine des nuits parisiennes avec ses collections obsessionnelles de reprises décalées

BRUXELLES "J'adore le rock". "J'adore les chaussures". "J'adore Gainsbourg". "Les reprises ? Ma folie douce". Qui l'aurait cru ? Béatrice Ardisson, petite brune aux cheveux bouclés, l'épouse de l'homme des Nuits Blanches et Lunettes Noires, vit autant pour la musique que pour son mari et leurs trois enfants. De passage samedi à Bruxelles, Béatrice en a profité pour promouvoir la sortie prochaine (fin avril) de son nouvel album Bowie Mania, autrement dit le cinquième volume (après ClocloMania, IndoMania, RioMania et ClassicMania) de sa collection obsessionnelle de reprises décalées par la nouvelle scène française...

Pourquoi avoir choisi David Bowie pour ce cinquième album ?

"Il faut savoir que l'idée n'est pas de moi, mais de son éditeur, Ferwood. J'avoue que le fait que je ne sois pas à l'origine du projet Bowie Mania m'a beaucoup aidée. Mais j'ai tout de suite été emballée par l'initiative, évidemment. Le plus dur a été de choisir les titres, puisqu'on ne pouvait en garder que quinze. Mais en définitive, Bowie Mania est une belle balade dans l'univers de Bowie, un vrai hommage à l'artiste. Je n'ai pas la chance de le connaître mais... son éditeur va sûrement lui envoyer le CD".

Justement, comment avez-vous sélectionné ces quinze morceaux ?

"Je suis partie sur des gros standarts. À savoir qu'il s'agit d'un premier volume et que d'autres Bowie Mania suivront ! Forcément, il manque des titres très importants. Mais le principal est là : Space Oddity par Émilie Simon (un vrai cadeau !), Life on Mars par Yann Thiersen & The Divine Comedy, China Girl par Rhonda Harris, Heroes par Sacha Shieff & Manuel Armstrong... Le CD fait 75 minutes environ. Encore un peu et j'ai failli être obligée de virer un titre. J'ai tout fait pour tous les garder. Ouf... !"

Comment choisissez-vous les artistes qui réinterprètent ces titres ?

"La moitié des artistes qui participent à l'album sont émergents sur la scène musicale française. Ask The Dust par exemple, un tout jeune groupe, savait que je travaillais sur le projet. Ils m'ont envoyé leur version de John I'm Only Dancing. J'ai adoré. Et voilà... Les reprises à l'identique ne m'intéressent pas. En fait, un titre m'intéresse quand il a sa propre vie. Une série de versions différentes du même morceau sont alors possibles et les redécouvrir chaque fois différemment... c'est génial ! Franz Ferdinand avec sa reprise de Baby One More Time de Britney Spears m'avait enchantée à l'époque. Peu importe qu'il ait été commercialisé. Le but, c'est qu'il reprenne une nouvelle jeunesse".

Qui rêveriez-vous de reprendre encore ?

"J'adorerais réentendre Ô Lorie, des Malissy Brothers, un one hit wonder qui n'a encore jamais été repris. Je n'aime pas les ghettos musicaux. Je suis ouverte à tous les styles. Mon fils Gaston aussi, d'ailleurs ! Je l'entends de sa chambre. À dix ans, il peut très bien écouter du Sex Pistols que du Chopin".

Toute la famille est fan de vos collections ?

"Ils adorent !"



© La Dernière Heure 2007