Musique Donné favori par les bookmakers, le représen-tant français au concours de la chanson fait couler beaucoup d’encre avec son titre "Roi"… Bilal Hassani, le rêve d’une vie.

"Mon rêve a toujours été le même : être moi-même et faire ce que j’ai envie de faire, a expliqué Bilal lors d’une conférence de presse à Tel-Aviv. Nous trois (avec ses deux danseuses, l’une - Lizzy Howell - est en surpoids et l’autre - Lin Ching Lan - est sourde, NdlR.) avons osé rêver d’être sur une scène si grande et on l’a fait. C’est magique."

Retransmise dans 200 millions de foyers à travers le monde, la finale du concours est très attendue par la nation championne du monde de football. En effet, la France faisant partie des pays formant le Big Five - soit les plus gros contributeurs financiers du concours, avec l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni et l’Allemagne -, elle n’a pas dû disputer les demi-finales que notre plat pays (avec la prestation d’Eliot) a perdues. Donné pour favori, l’ancien candidat à The Voice Kids - qui avait choisi de reprendre Rise Like a Phoenix, chanson qui a permis à Conchita Wurst de remporter l’Eurovision de 2014 ! - explique à RTL la pression qui lui colle à la peau. "Ce que j’ai fait avant ma première répétition officielle le 9 mai en arrivant ici à Tel Aviv : j’ai enlevé Twitter de mon téléphone… Je me suis juste laissé Instagram parce que c’est moins toxique et donc depuis je ne vais plus sur les réseaux sociaux, je n’ai pas lu un seul avis sur la performance, je n’ai pas vu les réactions des gens, je ne sais pas s’ils kiffent ou pas". Proche du groupe Monsieur Madame - qui représentait la France l’année dernière -, le jeune homme de 19 ans a coécrit le titre "Roi" avec eux. "J’ai plus l’impression de livrer une performance que d’être dans une compèt’avec tout le poids de mon pays… après peut-être que samedi matin ça changera… mais là ça va."

Un look de diva, merci Gaga

L’Eurovision est donc bel et bien un rêve pour cet artiste aux influences pop, diva et r’n’b mais surtout à la personnalité marquée et au style affirmé. Bilal Hassani étant désormais indissociable de ses perruques. Ses "wigs" (perruques en anglais) sont "ses bébés", ses "girls", il les chérit plus que tout au point que chacune d’entre elles possèdent d’ailleurs un nom : Paris, Gina, Stormi, Tweet, Tel Aviv… "À la base, voilà comment c’est venu : je devais aller à un concert de Lady Gaga, confessait-il à Technikart. Alors j’ai commandé une perruque sur Ali Express, toute blonde et synthétique, qui m’arrivait en dessous des fesses. Je me rappellerai toute ma vie du jour où le colis est arrivé chez moi, je l’ai tout de suite enfilée sur ma tête. Je n’avais jamais ressenti autant de joie, jamais aussi fort ! En même temps, extrêmement vulnérable, car j’étais clairement en train d’exprimer quelque chose que j’avais enfoui toute ma vie. Ce fut comme une libération. C’était thérapeutique."

Adoubé par Michel Drucker mais surtout… Janet Jackson ("J’adore la dance-playlist de Bilal Hassani avec "Made for now". Bisous" a écrit la star sur Twitter), Bilal Hassani est déjà la star d’un documentaire - diffusé ce soir - et réalisé par Camille Barbé. "Le film met en lumière la personnalité hors norme d’un artiste complet qui a su se battre pour faire accepter sa différence et rendre réel son rêve d’Eurovision."