La semaine dernière, Thierry Ardisson faisait son grand retour sur le petit écran avec Hôtel du temps, une émission au concept décalé et innovateur. Le temps d’une soirée, celui que l’on surnomme “l’homme en noir” a ressuscité Dalida grâce à la technologie dite de deepfake, un procédé qui permet de manipuler une vidéo grâce à des algorithmes. Qualifiée de “morbide” par certains, son émission a au moins le mérite de se différencier de la programmation habituelle des chaînes de télévision.

Ce lundi matin, c’est de l’autre côté de l’Atlantique que le phénomène fait parler de lui. Considéré comme l’un des artistes hip hop les plus influents de sa génération, Kendrick Lamar s’est, lui aussi, frotté au deepfake dans le clip vidéo de son titre “The Heart Part 5”.

Si de prime abord, le clip présente une scène des plus normales : le chanteur enchaîne les rimes sans artifices face à la caméra. Les transformations successives de son visage rythment le morceau. Le temps d’une chanson, Kendrick Lamar devient Will Smith, Kanye West, OJ Simpson, Jussie Smollett ou encore les défunts Kobe Bryant et Nispey Hussle. Et cela grâce à un simple copier-coller de visages et des expressions de ces célébrités sur son propre visage.

En à peine un jour, la vidéo a rassemblé pas moins de 13 millions de vues. Un carton pour l’Américain qui a introduit son clip avec ce message : “Je suis nous tous”.

À ses débuts, le deepfake risque encore de faire parler de lui. Attention toutefois aux dérives que pourrait occasionner cette technique. En mars dernier, un faux témoignage du président ukrainien Volodymyr Zelensky, en train de rendre les armes face à la Russie, circulaient sur les réseaux sociaux. La vidéo a toutefois été très vite supprimée.