Pendant 55 jours, le DJ français a rassemblé les gens cloîtrés chez eux pour les faire danser à distance.

Le 4 mai dernier, Bob Sinclar devait se produire sur l’Arc de triomphe, à Paris. Mais en plein confinement, les autorités françaises ont eu peur de voir la foule débarquer et ont reporté l’événement. Une crainte justifiée au regard des audiences enregistrées par ses live transmis quotidiennement sur Facebook et Instagram. Pour la seule date du 19 mars, il avait réuni 6 millions de comptes lors de sa session funk. Ils sont donc des dizaines de millions à s’être déhanchés lors des 55 prestations qu’il a proposées à 14 heures.

"C’était intense mais magnifique, j’adore bosser comme ça, comme un fou, dans l’extrême, a-t-il confié à l’AFP. Je me suis senti libre pour la première fois d’être mon propre directeur artistique, de dire voilà, je fais ce que je veux." Car, comme il l’explique, il commençait à être musicalement frustré de devoir toujours jouer ses tubes "Love Generation", "World" ou "Hold On".

"J’étais sur un petit nuage, confie-t-il en reconnaissant qu’au moment de raccrocher, le 11 mai dernier, il a "eu le baby blues". Mais il était aussi un peu cuit, "rôti" selon son expression. "Il fallait numériser une vingtaine de vinyls par jour, pour les rééditer et les remastériser, ça me prenait facile 14 heures par jour."