Bon Jovi se produit ce soir au stade Roi Baudouin

Envoyé spécial en Allemagne Basile Vellut

BERLIN 22 shows européens, un million de spectateurs européens, sept bus pour l'équipe de la tournée, vingt camions pour déplacer le matériel, 45.359.237 kg de poids total par concert, un camion pour le merchandising, cent personnes dans l'équipe du tour, cent personnes engagées localement par show, quatre jours pour monter le podium, 1,5 mégawatt de consommation de courant par concert, cinq guitares pour Jon Bon Jovi, vingt-quatre guitares pour Richie Sambora, plus de 122 millions de disques. Ces chiffres ne traduisent que partiellement l'événement auquel vont prendre part les milliers de spectateurs du stade Roi Baudouin ce soir.

"Nous sommes avant tout un gang, nous sommes toujours amis", soutient David Bryan (claviers) quand on lui parle du business que représente une tournée comme le Lost Highway Tour .

"On ne peut pas s'écarter du côté business quand on vend autant" , assume Tico Torres, le batteur. "Mais on veut tourner. On a toujours la foi. C'est toujours tellement amusant d'être sur scène, de jouer devant tant de gens."

"Si le business prenait le pas sur le gang, nous jouerions 300 concerts et pas 100 comme cette fois-ci", prolonge David Bryan. "Nous sommes sur la route depuis octobre. Nous connaissons les chansons maintenant."

Il n'y a pas de doutes là-dessus car certains titres datent quasiment des débuts de Bon Jovi il y a un quart de siècle." C'est chouette. C'est un compliment qu'elles durent aussi longtemps, qu'elles touchent toujours les gens."

Et là se trouve toute l'ambition de Bon Jovi qui, sur scène, est extrêmement généreux avec des concerts de plus de deux heures et demie. "Chaque soir, nous essayons de donner du bon temps aux gens, poursuit David Bryan. Chaque soir, c'est différent, la foule est différente. C'est chaque fois jouissif. Nous en sommes parfois au point d'être divertis davantage que nous les divertissons, nous "(rires).

De bonne humeur, les deux gaillards n'oublient pas leurs racines :" Nos chansons sont parfois sombres mais toujours avec des lueurs d'espoir. Elles illustrent notre passé, quand on n'était rien du tout dans les faubourgs du New Jersey et qu'on nous disait d'abandonner, qu'on n'arriverait à rien. Tout le monde nous disait de ne pas être dans un groupe, de trouver un job. On les envoyait ch... On va y arriver, travailler dur et y arriver."

Et cela représente un vrai travail pour le groupe. "Même si t'as de la fièvre, que t'es malade, tu dois être sur scène. Même si ton père est mourant. Nous avons vécu tous des moments horribles, mais nous étions sur scène. C'est un honneur d'être sur scène. Mais ce n'est pas dur d'être sur scène, quand t'es dessus, t'es bien. Tu es dans la musique, t'es haut, tu oublies ta peine. À la fin de la journée, ceux qui viennent nous voir reviennent chez eux, dans leur maison. Nous, quand ça nous arrive, on réalise que c'est ça la vie. Tu sais où ta salle de bains se trouve. Le plus chouette d'être à la maison, c'est de pouvoir faire un barbecue, conduire sa propre voiture. Des choses simples. "

Les quatre hommes ne partagent pas de vraie routine après être descendus de scène ("Bien sûr, on prend plein de drogues" , rigolent-ils) ou avant d'y monter : "On sacrifie un mouton et deux vierges. Comme d'habitude."

Qui veut un accès backstage ?

Si ce concert vous intéresse mais que vous n'avez pas de place, il est encore possible d'acheter des entrées. Infos au 070/345.345 et sur http://www.teleticketservice.com/



© La Dernière Heure 2008