L’Urban Night, hors festival, n’a pas trouvé preneurs; Girls In Hawaii et Flogging Molly grands vainqueurs.

Dix jours et plus de 90 concerts plus tard, cette édition du BSF a donné de nombreuses satisfactions musicales et organisationnelles. Le fait d’avoir ouvert la grande scène de la place des Palais à la fin du BSF plutôt qu’au début a permis d’éviter les cafouillages géants qui prévalaient les années passées au moment de retirer son pass le premier jour. Le fait d’avoir remplacé le Magic Mirrors par la salle de la Madeleine a lui aussi été un plus, même si l’organisation a parfois été dépassée par l’engouement du public pour les afters ou les artistes qui s’y produisaient. Sa capacité limitée à 800 places a joué des tours et nombreux sont les spectateurs déçus de n’avoir pu applaudir Benjamin Clementine, entre autres.

"D’une manière générale, je crois que nous avons amélioré l’accueil un peu partout sur les différents sites, notamment à l’égard des PMR. Nous avons vraiment reçu des remerciements de leur part et de celle de leur famille", souligne Philippe Close, président du BSF. "Le point qu’il faudra sans doute revoir est l’organisation d’un événement comme l’Urban Night, hors prix du festival. Cela avait très bien fonctionné voici quelques années avec Manu Chao qui se produisait à une autre date; cette fois-ci, il faut reconnaître qu’il y a eu un cafouillage et une incompréhension du public (NdlR : à peine 2.000 billets vendus) mais nous avons réagi et en fin de compte permis aux personnes disposant d’un pass dix jours d’accéder à cette soirée qui fut finalement un beau succès. Mais nous ne renonçons pas à un tel concept pour profiter des infrastructures scéniques mises en place. Mais peut-être plus pendant le festival : juste avant ou juste après."

Un BSF qui aura offert de très grands moments musicaux : Charlie Winston avait ouvert le bal. Girls In Hawaii, ce vendredi, fut grandiose; ce samedi, les Celtico-Californiens de Flogging Molly puis Triggerfinger ont mis le feu à la place des Palais. On gardera aussi un grand souvenir des extravagants Basement Jaxx et des Ting Tings, jeudi. Et puis, ce BSF fut l’occasion d’apprécier la belle vitalité de la scène belge.