Calogero était de retour chez nous. Il a mis la salle à ses pieds

BRUXELLES Le moins que l'on puisse écrire, c'est que Calogero peut compter sur son répertoire efficace - et peut-être aussi un peu sur son côté beau gosse - pour électriser une salle de concerts. Samedi soir, à Forest National, on se serait cru 15 ans en arrière, au temps de la Bruelmania. Les cris hystériques de midinettes en moins (même si Calo se penchera dans le public pour faire mine d'embrasser une jeune demoiselle). Le chanteur français - oups, sicilien comme il aime le répéter - pourtant habitué à l'ambiance survoltée de Forest (c'est chez nous qu'il avait enregistré son dernier live) n'en revenait pas de ces longues minutes d'ovation. "Ça fait du bien d'être de retour à la maison !", lance Calo. Et ça fait autant de bien de l'écouter faire honneur à ses albums.

Certaines chansons, telles Prendre racine ou le tube par excellence (servi en fin de concert) En apesanteur, ne demandent par contre à Calogero aucun effort vocal, tant le public chante à tue-tête. Et puis, quel bonheur quand un artiste français laisse tomber le côté trop intimiste et fait à la fois vibrer les foules sur un répertoire plus bruyant - basse accrochée à l'épaule, il reprend Poupée de cire, poupée de son - et se la joue tendre sur les jolis Tien An Men et Danser encore. Calo n'avait pas non plus lésiné sur le visuel : un écran géant est venu refermer la scène avant le rappel. Comme seule fausse note, on épinglera son duo inutile avec Stanislas (qui faisait aussi sa 1re partie) sur La débâcle des sentiments. Mais on lui pardonne aisément...



© La Dernière Heure 2008