En avant-première, les temps forts d'une interview à coeur ouvert de Céline Dion, diffusée le 14/09 sur TV5 Monde

Correspondant permanent en France Serge Bressan

PARIS Une chanteuse planétaire... À tout juste 40 ans (depuis le 30 mars dernier) et près de 200 millions d'albums vendus, Céline Dion remplit salles et stades, partout où elle passe. Ce 12 juillet, dans le cadre du Taking Changes World Tour 2008-2009 , elle chantait à Monte-Carlo. C'est là que la journaliste et écrivain Denise Bombardier l'a rencontrée pour un entretien qui sera diffusé le 14 septembre (18 h 05) par TV5 Monde. En avant-première, nous avons visionné cette longue interview, de près de 50 minutes. Et découvert une Céline Dion à cent mille lieues de la machine à chanter, du robot qu'elle est sur scène. Une Céline Dion humaine, forcément humaine. Temps forts de Céline Dion à coeur ouvert.

La star planétaire . "Je n'ai jamais pensé à ce que je voulais faire dans ma vie... Je n'ai jamais eu le temps d'y penser, jamais eu le temps de la souhaiter. J'ai baigné dans l'eau, j'ai été bénie par tout ce qui m'a entourée, par tout ce qui continue de m'entourer. Et honnêtement, ça m'a sauvé la vie."

Les mots des autres . "J'ai emprunté des mots, j'ai écouté beaucoup les autres. Je n'ai pas fait d'études, ça m'a nui beaucoup parce que, sans prétention, je pense que je suis une femme très intelligente. Mais je n'ai jamais eu vraiment tout le matériel nécessaire pour pouvoir me défendre. Alors, j'ai toujours eu peur des questions... Maintenant, je peux enfin vivre entre les lignes de mes chansons."

La popularité et le succès . "Je suis consciente de ma popularité. Du succès. Des chiffres. Je vous ai dit que je suis une femme intelligente : je suis consciente de tout ça, mais je m'en éloigne... Je ne veux pas que ça prenne le dessus sur moi... Je ne vais pas perdre ma vie pour la chanson."

La montée d'adrénaline sur scène . "Ce qui me fait peur, ce n'est pas au moment où je fais les choses. Par moments, durant le spectacle, je fais des gestes, des regards ou des intensités d'émotion et je me dis : Céline, j'espère que tu ne vas pas rester là ce soir. Parce que c'est comme une drogue. Cette adrénaline, ne l'abîme jamais, profites-en ce soir... mais après le spectacle, quand je me vois dans le rétroviseur de la voiture, ce n'est pas toujours très joli..."

René Angelil, le mari, le père, le mentor... "J'en suis très fière. Ça a été un privilège de sentir cet amour au fond de moi-même... Il a fallu que je convainque ma mère qui a voulu tuer mon mari quand elle a su que j'étais amoureuse de lui. Et je la comprends, j'aurais eu le même sentiment..."

La médiatisation . "Je ne vais pas me réinventer. Je ne vais pas changer de vie pour un éditeur. Ma vie ne fait pas votre affaire parce que je ne me casse pas la gueule, que je ne me fous rien dans le nez, que je ne fais pas les clubs, que je ne me drogue pas, que je ne cours pas la galipette... Ça les agace, pourquoi les gens s'attardent à vouloir trouver la bête noire ? Mais moi, je suis anormalement normale !"

La voix . "Avec l'instrument que j'ai, je fais des choses que, normalement, je ne devrais pas arriver à faire... Je ne chante pas avec mes cordes vocales, je chante avec mon coeur... Je n'ai jamais été et je ne serai jamais en compétition avec d'autres personnes !"

La politique . "J'ai l'impression que les politiciens parlent aux gens et que les gens ne comprennent rien. Il faut que les gens puissent se parler normalement."

La mort . "Elle m'effleure de temps en temps. Elle ne me fait pas peur."

La solitude . "J'ai été obligée de me protéger. Ce qui a été très difficile, c'est de faire une carapace translucide. Il a fallu que je me protège comme une vitre antiballes mais translucide. Il n'y a que moi qui sais que je me protège. Pas beaucoup de gens ont le code. Je ne fais pas confiance à beaucoup de personnes. Mais même avec cette cage qui m'entoure, j'arrive quand même à communiquer !"



© La Dernière Heure 2008