L’annonce de la disparition d’Ennio Morricone a été suivie d’une pluie d’hommages mondiale.

Il y a des personnes qui ont la capacité de rendre le monde meilleur parce qu’elles savent créer la beauté." C’est avec ces mots que Monica Bellucci a souhaité saluer celui avec qui elle avait travaillé sur le film Malèna. Le réalisateur britannique Edgar Wright, également scénariste sur Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne et Ant-Man, a abondé avec ses propres mots. Il était capable "de transformer un film moyen en un film à voir absolument, un bon film en art et un très bon film en légende", a-t-il dit.

Ils ne sont évidemment pas les seuls à saluer le talent du Maestro de la musique de film. Gilles Jacob, ancien directeur du festival de Cannes, a décerné au compositeur le titre d’empereur de la musique de cinéma, révélant quelques ingrédients de la recette pour y parvenir : "un harmonica, des rythmes, mélodies, instruments inattendus, des trilles, 3 notes faciles à retenir, la prodigalité de ses partitions". De son côté, Antonio Banderas préfère regarder droit devant, soulignant que la musique du maître "va continuer à résonner dans notre mémoire".


Ils sont aussi plusieurs à confier que sans Ennio Morricone, ils ne seraient probablement pas là où ils sont et qui ils sont. C’est le cas de Jean-Michel Jarre pour qui l’Italien était une source d’inspiration constante mais aussi un membre de sa famille. "C’est bizarre de dire ça alors que j’ai un grand compositeur de musiques de films dans ma famille (son père, Maurice, NdlR), dit-il. Mais Morricone fait partie de mon intimité, il a été omniprésent dans ma vie. Sans Morricone, comme beaucoup d’autres musiciens je pense, je ne serais pas là de la même façon." Patrick Bruel, lui, se souvient d’Il était une fois dans l’Ouest : "Ces quelques notes d’harmonica ont probablement changé ma vie. J’avais 10 ans… Ce jour-là, j’ai décidé que je ferais de la musique et ce fut mon premier instrument…" Idem pour Calogero : "J’ai appris la musique avec sa musique sur des films, étonnamment des films français. […] Je mets tout le temps une musique de Morricone, c’est comme un code pour moi, comme un porte-bonheur."



Parmi les autres réactions, signalons celle de Mireille Mathieu avec qui il a collaboré ("Ennio est parti rejoindre son grand ami Sergio Leone pour composer au paradis des étoiles") et celle de l’AS Roma dont Morricone était un fervent supporter : "Merci pour tout, Maestro".