Musique Après Bruxelles, c’est en Tunisie qu’est annoncé l’affrontement entre les deux rappeurs français. Une saga qui pourrait desservir le rap, juge leur compère SCH.

Bye bye Bruxelles, c’est en Tunisie que devrait finalement avoir lieu le combat entre Booba et Kaaris. Ce dernier était l’invité des Grandes Gueules sur RMC jeudi matin. Il a confirmé que l’affrontement aurait bien lieu. Pourquoi en Tunisie ? "Parce que c’est un terrain neutre", a répondu le rappeur sans s’étendre sur la question. L’affrontement est annoncé pour le mois de juin. Encore faut-il que Booba donne lui aussi son accord alors qu’il avait annulé l’événement voici quelques jours.

La cause du rap

Si la saga entre les deux bad boys n’en finit pas, c’est qu’ils y trouvent tous les deux leur compte, a confié à la DH SCH, autre golden boy du rap français présent à Bruxelles mercredi. Le rappeur est un proche de Kaaris avec qui il a collaboré sur plusieurs titres dont l’un figure sur Or Noir part.3 que vient de sortir le rival de Booba. Il n’entend cependant pas prendre parti pour l’un ou l’autre des protagonistes. En revanche, il s’interroge les conséquences de cet interminable mano a mano. "Je ne sais pas si cette histoire sert ou dessert la cause du rap", dit-il. "Peut-être que les jeunes aiment cela mais pour les autres, ça donne à manger aux cochons. Il m’arrive d’y penser et de me demander ce que cela va amener au mouvement. Je n’arrive pas à trouver la réponse."

La mauvaise camaraderie comme folklore

"Il y a un folklore dans le rap qui autorise la mauvaise camaraderie, ajoute-t-il, mais que ça aille jusque-là, je me pose des questions. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit de deux personnes qui, comme c’est le cas pour tout le mouvement rap qui vend pas mal de disques, sont des gens issus d’un milieu prolo et qui s’en sortent. Ils font réussir leur famille par le biais de leur succès dans la musique. C’est dommage mettre cela en danger. Réussissons ensemble, c’est ma façon de voir les choses. C’est pourquoi cette histoire est à prendre avec des pincettes."