Appareillage dans trois minutes: pour faire monter la température, Michel Polnareff sait y faire: décompte géant sur trois écrans, il a investi la scène du Zénith Arena comme un prince. La voix un peu tremblante, un salut aux moussaillons et c'est parti pour deux heures d'un show en forme de best of, à défaut d'un nouvel album qui se fait toujours attendre.

"Je suis un homme", balance-t-il d'entrée de jeu. Sans manquer de faire chanter la salle. Et on se doute que ça va durer comme ça tout le concert. Apres tout, c'est aussi pour ça que le public - pour beaucoup des fans de la première heure, à en juger par les cheveux gris - est venu. Et tant pis si la voix de l'Amiral ne monte plus comme autrefois dans les aiguës et qu'il semble parfois peiner un peu. Mais de "Faire l'amour avec toi" à "Love me please Love me" , il trouve rapidement son rythme de croisière. Et passe même les quarantièmes rugissants en jouant du tam-tam-tam-tam-tam...

Les plus jolis moments seront pourtant ceux, sur mer d'huile, où il se met au piano pour quelques morceaux époustouflants, à vous tirer des larmes. De verre, forcément. Ou lors de ce purple rain, repris (par ses choristes) la main sur le coeur en coda de "Je t'aime".