Des centaines de fans pourraient être privés de concert.

Ce n’est pas la première fois que la vente de tickets pour des concerts ou spectacles pose problème. Le ministre en charge de la défense des consommateurs, Kris Peeters, entend bien remettre de l’ordre dans le secteur.

Si la vente des tickets pour le concert de U2 au stade Roi Baudouin fut sold-out en une journée, lundi, il apparaît en effet qu’un site Internet suisse avait déjà mis en vente des tickets bien avant l’ouverture officielle de la commercialisation. Ce qui est illégal. Ce site a donc vendu des places qui n’étaient pas en sa possession, puisque les 52.000 tickets officiels ont été vendus lundi en moins de 10 minutes.

"En tant que ministre, j’essaie par tous les moyens légaux de lutter contre la revente et les revendeurs de tickets, assure Kris Peeters, ministre fédéral de l’Emploi, de l’Économie et des Consommateurs (CD&V). La majorité de ces revendeurs agissent depuis l’étranger, ce qui rend la tâche plus compliquée."

Et de lancer un appel aux consommateurs. "D’abord, il est impératif de s’adresser uniquement aux revendeurs officiels. Le mieux est de passer via la salle de concert, qui redirigera alors vers les canaux de vente adéquats. Par ailleurs, si vous constatez une anomalie, il est conseillé de le signaler sur le point de contact du SPF Économie. Cela aide les services fédéraux à mettre fin à de telles pratiques."

En ce qui concerne la vente frauduleuse de tickets pour le concert de U2, notamment via le site Viagogo, Kris Peeters a d’ores et déjà "pris contact avec nos collègues suisses du Seco (Secrétariat d’État à l’Économie). Ils suivent ce dossier depuis un petit temps déjà, avec les autorités locales de Genève. Les services suisses vont, à notre demande, prendre contact avec Viagogo afin de leur demander également une plus grande transparence sur les prix."

Viagogo fait en effet jouer la loi de l’offre et de la demande pour faire gonfler les prix, sans compter d’importants frais lors de la dernière étape de la commande. "En ce qui concerne la revente en tant que telle, le Seco nous a répété, comme en 2013, qu’il ne pouvait pas intervenir sur base de la loi belge. C’est pourquoi nous avons dressé, fin novembre, un PV contre Viagogo."

Quant aux consommateurs qui auraient fait l’acquisition de tickets via cette plate-forme ou tout autre non officielle, ils risquent de ne pas se voir délivrer leur précieux sésame ou même de se faire interdire l’entrée au stade, le nom figurant sur le ticket n’étant bien évidemment pas le leur.