Un Echo qui résonne depuis vingt-cinq ans. Réédition de tout leur catalogue

BRUXELLES Au début des années quatre-vingt, Echo and The Bunnymen était considéré avec U 2 et Simple Minds comme l'avenir du rock. L'histoire a choisi son camp, mais ça n'a pas empêché la formation originaire de Liverpool de poursuivre son chemin.

Lorsqu'on parle de vingt-cinquième anniversaire d'Echo, c'est vrai et c'est faux. Vrai dans la mesure où le combo est toujours en activité en cet hiver qui s'annonce très cold. Faux quand on sait qu'il a été mis en veilleuse de longues années, mises à profit par son charismatique chanteur et figure de proue Ian McCulloch pour s'amuser en solo et, en digne parrain qu'il est, de donner un coup de main à Coldplay lorsque la formation de Chris Martin s'empêtrait dans l'enregistrement de son deuxième album.

Formé en 1978 autour de Ian McCulloch, Les Pattison, Will Sergeant et d'une boîte à rythmes qu'ils baptisent Echo, le groupe sort son premier album Crocodiles deux ans plus tard. Echo & The Bunnymen adopte une image très forte sur scène (projections, treillis militaires) mais séduit surtout par la froideur de ses sonorités et la richesse de ses mélodies. Faute d'étiquette, on classe le groupe dans la catégorie cold wave.

Les albums se suivront dans les années '80 avec chaque fois le même constat: des compositions d'une force incroyable mais une absence d'intensité continue qu'on ne retrouve que dans leurs concerts. Alors que les fans penchent toujours sur Crocodiles (avec Stars are stars, Picture on my wall, Rescue, Villiers terrace) ou Porcupine (The cutter, my white devil, The back of love), l'album préféré de Ian McCulloch est Ocean rain qui date de novembre 1984. Enregistré à Paris avec un ensemble à cordes qui joue sur plusieurs titres, Ocean rain abrite The killing moon, «la plus belle chanson jamais écrite» selon son auteur qui n'est pas très loin d'avoir tort.

A l'occasion de cette tournée marquant le vingt-cinquième anniversaire, Warner Music ressort dans des versions remastérisées et complétées de nombreux bonus les albums Crocodiles, Heaven up here, Porcupine, Ocean Rain et The game, ce dernier sorti en 1987, soit deux ans avant la mort du batteur Pete de Freitas qui avait remplacé la boîte à rythmes en 1979.

Echo & The Bunnymen à l'Ancienne Belgique le 3/12 (02/548.24.24). Tous les albums réédités chez Warner.

© La Dernière Heure 2003