Soledad, le groupe belge qui ressuscite Piazzolla

BRUXELLES Une ovation lundi soir au Cirque des Variétés à Liège, un Choc décerné par Le Monde de la musique, un passage aux Victoires de la musique. Les cinq musiciens belges de Soledad font éclater leur talent. Et revivre le compositeur argentin Astor Piazolla. Sur un rythme enlevé, voire effréné, le quintet passe d'un sentiment à l'autre. Les cordes de leurs instruments - qui servent aussi de percussions - sont frappées, pincées, piquées dans le souffle sans fin de l'accordéon.

Le style est vif, inventif, puissant. `C'est la musique de chambre exposant 10 avec Astor Piazolla, explique le violoniste, Nicolas Stevens. Une part vient de l'écriture et l'autre de ce que l'on en fait.´ La formule Piazollienne, associée au quintet bien huilé et à la maîtrise technique des musiciens, amplifie encore l'intensité. Un vrai bonheur.
Issus de formation classique dans les conservatoires de Wallonie, les cinq garçons ont été remarqués en 2001 par Virgin au cours d'une soirée chez la pianiste Martha Argerich. La prestigieuse maison de disques a produit leur deuxième album actuellement dans les bacs classiques. Depuis, elle propulse le groupe jusque-là inconnu sur le devant des scènes et des ondes. En France surtout. Dans cet album très tango, ils jouent aussi Capelletti, Stravinsky et Richard Galliano. Leur version de Libertango chanté par Grace Jones et de Tango pour Claude sont si intenses que Galliano lui-même a aimé. `Un disque E-PA-TANT´, note-t-il sur la pochette.

On n'a pas fini d'entendre parler de Manu Comté, Nicolas Stevens, Alexander Gurning, Patrick de Schuyter et Philippe Cormann. Ils seront le 20 avril à la Fnac de Bruxelles à 17h et le 28 avril au Palais des Beaux-arts dans le hall Orta à 12 h 30.