120.000 personnes attendues d'ici samedi

KIEWIT Dernier festival rock de l'été, le Pukkelpop va attirer d'ici samedi quelque 120.000 jeunes spectateurs qui pourront assister, à Kiewit, dans la banlieue d'Hasselt, à pas moins de 150 concerts, performances ou sets de dj's répartis sur sept scènes. Etiquettée alternative à ses débuts, cette manifestation joue aujourd'hui sur plusieurs tableaux (rock, hip-hop, metal, electro,) mais doit faire face à une concurrence de plus en plus forte. En Grande-Bretagne (Reading Festival, Leeds Festival), mais aux Pays-Bas (Lowlands Festival), se déroulent en effet des grand-messes similaires ce week-end. Conséquence? Traditionnellement étalé sur deux jours, le Pukkelpop a été contraint d'en ajouter un troisième pour attirer un maximum de groupes alléchés, tant pour des raisons financières qu'artistiques, par d'autres invitations.
Pour ceux qui ne comprennent pas le néerlandais, on rappellera que pukkel signifie bouton. Pas celui sur lequel on presse pour monter au septième ciel mais celui qui garnit la peau des chers ados. Créé par une association de jeunes de Léopoldsburg, ce festival est avant tout destiné aux 15-18 ans avec une programmation qui joue la carte de la différence et mise autant sur les tendances les plus branchées que sur les groupes qui rempliront peut-être un jour Forest National.
Parmi les grands noms présents dans la plaine du Limbourg, on citera notamment Eels (jeudi soir), Placebo, Orbital, Rocket From The Crypt, Starflam (ce vendredi), Stone Temple Pilots, Sparklehorse, Ken Ishi, Tricky, Spearhead, Spooks et, last but not least, The Prodigy qui se produira en tête d'affiche samedi soir. Le combo anglais, dont le nouveau CD ne devrait pas sortir avant le début 2002 ne donne qu'une poignée de concerts en Europe cet été et le Pukkelpop en fait partie.
Pour Chokri Mahassine, l'organisateur du festival, la révélation de cette édition se nomme Staind. Aux States, ce combo a déjà écoulé des containers entiers de son premier opus sorti sur le label de Fred Durst, le leader à casquette rouge du combo Limp Bizkit.
Jeudi après midi, sous une température qui dépassait les 30 degrés, il a livré un set agréable, entre ballades torturées et compositions aux relents grunge, mais on ne lui a rien trouvé d'extraordinaire. Plus efficaces et surtout plus subtiles, les mélodies pop du combo anglais I Am kloot, les riffs limpides de And You Will know Us By The Trail Od Dead ou le rock rageur et spontané des Anversois de Gore Slut auront été bien plus efficaces pour cette première après-midi.