Dolores et son groupe en roue libre à Forest

BRUXELLES Malgré un cinquième album, Wake up and smell the coffee, qui s'est moins vendu que le quatrième (qui s'était déjà moins vendu que le troisième...), et une réputation quelque peu ternie par leur annulation de dernière minute au Beach Festival en juillet 2000, les Cranberries ont réussi attiré quelque 6.500 personnes, jeudi soir, à Forest National.

Sur les planches, le doute n'est plus permis: à l'instar de Texas, autre formation emmenée de main de maître(sse) par une femme, les Cranberries offrent deux pôles bien distincts: le groupe qui cachetonne en roue libre et sa chanteuse/leader qui assure tout le spectacle. Dolores O'Riordan est en effet au four et au moulin durant les nonante minutes du show. Elle chante, joue de la gratte, fait ses petits pas de danse qui manquent singulièrement de classe, offre trois tenues différentes (avec les mêmes réserves que pour ses pas de danse), parle en français, en néerlandais et, of course en anglais avec accent irish, lance des oeillades aux premiers rangs, des sourires à tout le monde et, somme toute, assure avec brio son rôle de principale (et unique) attraction d'une formation en perte de vitesse.
Nos réserves valent surtout pour les chansons qui, abstraction faite de leur rythme (entre ballade et rock plus énervé), sont toutes construites sur le même moule et s'appuie sur un gimmick énervant (la même phrase du couplet répétée deux fois). Il serait temps de songer à innover...