Parmi les artistes à l’affiche pour la première fois des Francofolies de Spa, on retrouve notamment la charmante Tal, que l’on connaît notamment pour son duo avec M. Pokora sur le célébrissime Envole-moi de Goldman. "Je suis super contente d’être là car à chaque fois que je viens en Belgique, je reçois un accueil de folie", a-t-elle dit.

Durant une petite heure, elle a invité son public à prendre le large, à s’évader avec elle. Un public qui bouillonnait, déjà conquis ! Mais aussi très familial à en voir les nombreux enfants perchés sur les épaules de papa ou maman. Dynamique et entraînante, sa musique, quand il ne s’agit pas de simples reprises, ne fait de mal à personne et rassemble. On l’a vu ce jeudi à Spa !

Sur la scène voisine, Daan a montré à quel point il aime aller sur des terrains où on ne l’attend pas… Cette fois, cet artiste flamand à l’allure de dandy vient de sortir un album en français, Le franc belge. C’était audacieux ! Jeudi soir, il a donc servi à son public spadois quelques-uns de ses morceaux en français. Mais pas seulement parce qu’il voulait partager ses propres plaisirs avec ceux de ses fans qui apprécient son répertoire. Tantôt en anglais et tantôt en français, Daan a donc à moitié surpris son public. Un public qui apprécie, d’après les impressions qu’il en a… "Je craignais que cet album soit mal pris, tant du côté francophone que flamand, mais quand je parle avec des Flamands, par exemple, ils me disent qu’ils aiment plutôt les chansons en français. Donc, s’il y avait une mission à accomplir avec ce nouvel album, elle semble l’être", a-t-il confié.

Plus loin, Benjamin Biolay hypnotisait les Spadois de son charisme fou. Toujours aussi timide et tout en pudeur, le dandy torturé est resté fidèle à sa réputation du rockeur aussi charmant que ténébreux. Qu’il soit face au micro ou de dos derrière son clavier. S’il a mis un peu de temps à se lâcher et que son répertoire - d’une écriture toujours aussi subtilement intelligente - aurait mérité une scène plus intimiste, le public - figé à ses lèvres - semblait boire les paroles de cet artiste incompris.

La journée, riche en têtes d’affiche, s’est terminée pour nous avec le concert d’Ozark Henry. Même si ce n’était pas la foule des grands soirs, le talent et la voix envoûtante du Courtraisien, apparu tel un ange immaculé tout de blanc vêtu, ont fait la différence. Un artiste inclassable et éclectique mais surtout… magique.