Pour la présentation de son double CD. Avec le Harlem Gospel Choir

Envoyé spécialaux pays-BASEddy Przybylski

MAASTRICHT Martine Guil-laume était au paradis. Cette Liégeoise, qui est aussi notre lectrice, était une des deux gagnantes de notre concours André Rieu, organisé à l'occasion de la sortie du double album New York Memories , et elle a vécu, ce mercredi, une journée à Maastricht avec, en prime, la visite des studios du célèbre musicien et chef d'orchestre hollandais.

C'est André Rieu lui-même qui l'a accueillie - avec un morceau de tarte et une tasse de café - et qui l'a saluée avant son départ. Bon, Martine n'était pas seule. Nous avions un autre couple de lecteurs, Alain et Greta Laenen, de Hamois. Il y avait aussi des gagnants d'autres médias. En tout, 26 privilégiés. Mais Martine Guillaume vivait le plus beau jour de sa vie : "J'habite à Liège. Mais comme le car partait à 9 heures de Bruxelles, je me suis levée à quatre heures du matin. Mais pour André Rieu, je serais allée au bout du monde. Je l'ai vu sur scène à Forest National, voici deux ans. C'était magnifique. Je pensais que ma fille m'offrirait ce double album pour la Noël. Nous l'avons reçu, ici, en cadeau surprise. Ma fille pourra m'acheter celui de Helmut Lotti..."

Martine aussi avait un cadeau pour André Rieu : "Deux marionnettes liégeoises, Tchantchès et Nanesse".

Sous la conduite de Ward, un collaborateur d'André Rieu, le groupe a visité les studios situés près de la sortie d'autoroute. Des studios conçus pour 59 musiciens et leur chef au milieu. Avec un luxe rare dans ce genre d'endroit et des chaises blanches dignes des jardins d'un hôtel de luxe. André Rieu est l'occupant exclusif du lieu. Il y enregistre ses disques mais y répète aussi ses spectacles.

Il n'habite pas ici, mais dans un château situé à la frontière belge. "Mes voisins parlent le français. Ils habitent le point le plus au nord de la francophonie. Du moins pour l'Europe."

Ce nouvel album est un double CD avec, d'une part, des adaptations comme il en fait toujours. Le tout s'intitule New York Memories mais, à la vérité, le disque commence par une version étonnante de My Way (chanson née en France), comprend un classique de la chanson napolitaine (Torna a Surriento ) et une version à la Jean-Sébastien Bach du tube éternel - mais anglais - de Procol Harum, A whiter shade of pale . (" J'ai été jeune. J'ai été amoureux. Et j'ai dansé sur cette chanson" , expliquait le violoniste.) Il y a aussi une version de l'amusant thème de Benny Hill. L'étonnement vient du deuxième CD où André Rieu dirige, dans quatre morceaux ( Amen, Oh Happy Day, Amazing Grace et Oh when the saints ), le Harlem Gospel Choir. "Le vrai !" explique-t-il. "Pas celui qui a été conçu pour les tournées en Europe, mais celui qui ne se produit en principe que dans une église de Harlem. Et grâce à mes spectacles, c'est la première fois qu'ils se produisent en Europe. Cette collaboration, ce fut mon idée. Normalement, ce groupe se produit a cappella. Mais quand on est musicien, c'est amusant d'imaginer des arrangements pour un nouveau type de musique. Ils sont vingt-cinq. Je les ai fait venir ici à Maastricht. On a répété pendant quatre jours dans mes studios. Puis on a donné trois concerts sur la Grand-Place de Maastricht. C'était un peu la répétition du grand concert qui a été enregistré à New York."

Maintenant, André Rieu se prépare à faire venir ces 25 chanteurs pour ses concerts en Europe, notamment à l'Ethias Arena de Hasselt (les 22 et 23 décembre) et aussi, les 16 et 17 mars, à Forest National. Pour seulement quatre morceaux ? "À mes concerts, les gens viennent principalement pour moi et pour le répertoire que je représente. Le Harlem Gospel Choir, ce sera un cadeau, un dessert. Tout le monde sait que si l'on mange trop de dessert, ce n'est pas bon pour la santé."

Phrase ponctuée par un sourire.



© La Dernière Heure 2006