Le festival risque bien de battre tous ses records d'affluence

Le pukkelpop en images

HASSELT Le festival du Pukkelpop n'a pas son pareil. Grâce à une affiche éclectique qui propose une alternative de musiques qui le sont tout autant, le rassemblement limbourgeois en propose pour tous les goûts et les couleurs. Et le public, venu encore plus nombreux que d'habitude, ne s'y est d'ailleurs pas trompé. En effet, la barre des 100.000 festivaliers était presque franchie vendredi à l'occasion d'une deuxième journée ensoleillée.

Dès 11 h du matin jeudi, les festivaliers ont déambulé en masse entre la main stage et les sept autres scènes pour suivre les artistes de leur choix. Après un début en douceur, à l'image d'un Subways aussi décevant que son 2e album trop impersonnel, le Pukkelpop a rapidement trouvé son rythme de croisière quand Amy MacDonald a clôturé son show avec le célèbre This Is The Life , titre de son album, qui lui a d'ailleurs valu la réception, dans les coulisses du festival, d'un disque d'or pour célébrer la vente de plus de 15.000 plaquettes dans notre pays. Pas besoin donc de courir jusqu'à Pékin pour trouver de l'or.

Serj Tankian en aura d'ailleurs mis plein les oreilles à une plaine du Kiewit qui gagna rapidement la main stage dès les premiers gros accords d'Empy Walls. Soutenu par une rythmique d'enfer, la voix du chanteur des System Of A Down a fait chavirer les coeurs des spectateurs tandis que leurs tympans explosaient sous les riffs de guitares tantôt puissantes, tantôt harmonieuses.

L'harmonie et la mélodie étaient aussi au rendez-vous dans le Marquee où l'ancien leader des Stone Roses, Ian Brown, mit le feu avant que la musique parfois trop ambient de Mercury Rev ne souffle sur les braises. Les grosses lumières parfois aveuglantes et les trop nombreux clichés n'ont, heureusement, pas éclipsé les quelques excellents titres interprétés par le groupe comme You're My Queen, Senses On Fire ou la surprenante reprise des Talking Heads Once In A Lifetime .

La pop était aussi à la fête puisque, après The Editors, The Killers a envahi la main stage. Il n'aura d'ailleurs pas fallu de nombreux artifices pour permettre au public d'entrer dans le monde des rêves des Américains de Las Vegas puisque les hits Somebody Told Me, Mr Brightside et le célébrissime When You Were Young furent repris en choeur par un auditoire conquis.

Le vendredi, la plupart des fans s'étaient déplacés dans le but de voir Metallica. Les tee-shirts ne trompaient pas. Certes, l'ambiance était aussi décontractée et le public, encore plus nombreux que la veille, s'est bien amusé au Marquee avec le show de Foals et son Brits rock sans fioritures. Arsenal aura, lui aussi, bien tiré son épingle du jeu sur la grande scène. Tout comme les Stereophonics qui ont également amusé la galerie avec leurs tubes, mais la venue de Metallica suscitait bien plus de curiosité auprès des fans. D'autant que la sortie du successeur, l'album Death Magnetic , prévue le 12 septembre prochain, comble plus de cinq ans d'attente sans nouveauté depuis St. Anger . C'est dire si l'impatience de voir les Four Horsemen à l'ouvrage était grande...



© La Dernière Heure 2008