De poussières à Poussière

Musique

Propos recueillis par Mailys Charlier

Publié le

De poussières à  Poussière
© KOHEN

Le deuxième album de Balimurphy est sorti ce lundi

Vidéo: Balimurphy en studio


Vidéo: Le Bilan live


BRUXELLES Balimurphy, cinq amoureux de la musique et des mots, est un groupe bruxellois qui a sillonné de nombreuses scènes depuis ses débuts, il y a plus de huit ans. Ils reviennent avec un nouvel album, plus pointu, plus recherché. Cédric (le chanteur), François (le guitariste) et Mathieu (le batteur) nous parlent de Poussière...

À l'heure actuelle, il y a une explosion de groupes belges qui font du pop-rock, vous avez choisi le rock-folk festif...

François : "Le mot festif renvoie à une certaine légèreté qui transparaît fort en concert. Mais l'intérêt de l'album, c'est d'aller creuser dans les textes, dans cette ambiance plus noire."

Trois ans après la sortie de L'homme descend du tram, vous revenez avec un album plus travaillé, plus pro... Un nouveau départ pour vous ?

François : "Clairement. J'aime bien cette idée de dire que c'est un nouveau départ plutôt qu'un aboutissement."

Cédric : "C'est aussi une progression, une continuité."

Votre style musical est très énergique alors que vos textes sont pessimistes... Une contradiction recherchée ?

François : "Tout à fait. Le visuel et le titre se basent là dessus. C'est toujours un côté entre le sourire et la nostalgie, entre le désespoir et le bonheur. On aime ce paradoxe de parler de choses graves en souriant."

Qu'est-ce qui vous inspire ?

François : "Il y a ce côté de la vie et de la mort de tout le monde, du passé, du présent et de l'avenir. On essaie de travailler quelque chose d'intemporel, qui ne peut pas être lié à une mode. Il y a aussi une petite critique sociale avec Le totem du progrès ou J'hésite."

Mathieu : "On essaie de proposer un album hors mode, hors du temps. On parle essentiellement de l'éphémère et de l'absurde de la vie."

Quelles sont vos influences ?

Mathieu : "On s'inscrit dans la veine des Têtes Raides, Noir Désir, Louise Attaque, les Ogres de Barback. À côté de ça, on a écouté de tout. On a eu les cheveux longs et gras, des trous dans nos jeans."

Cédric : "On a aussi des influences plus pop-rock avec l'autre groupe dans lequel on joue qui s'appelle Dan Miller. Par exemple, Mademoiselle Coco est un morceau très chanson française, avec un beau texte et derrière ça, il y a un petit truc de guitare électrique qui vient d'un univers complètement à part. Minuit aussi a un côté très rock."

Sur scène, beaucoup de collaborations, des musiciens additionnels... Vous êtes presque une troupe...

Cédric : "Cela fait presque neuf ans qu'on existe. On a rencontré beaucoup de gens et aujourd'hui, ça se traduit par des collaborations."

Mathieu : "J'aimais bien le mot que tu as utilisé, c'est une troupe. Ce n'est pas un projet fourre-tout, c'est une troupe cohérente avec des gens qui apportent quelque chose au projet."

Pourquoi avoir choisi Ton ex comme single, titre que vous jouez sur scène depuis trois ans ?

Mathieu : "Ce n'est pas un hasard si Ton ex, qui est une de plus anciennes chansons, se retrouve comme single. C'est la chanson la plus accessible de l'album. Et puis, tout le monde a quelque part un ou une ex."

Votre musique est très festive... Vous êtes de gros fêtards ?

À l'unanimité : "Oui clairement !"

Mathieu : "Notre musique est moins festive que nous." (sourire).

François : "Un bon festival est un festival où nous partons après le public...

Mathieu : "...reconduit par la sécurité" (rires).

Balimurphy, Poussière (Sam Records)



© La Dernière Heure 2008

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