La chanteuse aime se faire rare. Du coup, quand elle parle...

PARIS Outre TF1 (que Mylène aime beaucoup, elle l'a d'ailleurs dit en direct à Claire Chazal) et en prévision de ses concerts à Paris, la chanteuse avait également accordé, depuis Genève, un long entretien à RTL dans le cadre du Grand Studio.

On y apprend, notamment, qu'avant de monter sur scène, elle s'était préparée pendant six mois, avec un coach, histoire d'être au top de sa forme. "L'exercice physique fait partie du spectacle, mais quand on est porté par un public, celui que j'ai devant moi, j'en oublie l'effort. C'est l'émotion qui gagne le terrain. "

Mais les moments qu'elle préfère, ce sont ceux où elle communie vraiment, quand des milliers de voix s'élèvent pour chanter avec elle. "C'est presque de l'ordre du divin, parce qu'ils s'approprient la chanson. C'est exceptionnel de vivre des choses comme ça. "

Pourtant, une fois les feux des projecteurs éteints, Mylène Farmer n'aime rien tant que retrouver l'ombre et s'en retourner à une vie privée sans commentaire. "J'ai ce paradoxe en moi : je suis bien dans l'ombre et j'aime m'exprimer dans la lumière. Je sais mon handicap devant trois personnes et mon aisance devant 30.000. Il y a comme une bascule qui se fait, presque naturellement. "

La création, également, était au centre de l'entretien réalisé par Anthony Martin. D'où il ressort que quand elle écrit ses textes, elle se coupe du monde. "Je suis dans une pièce, avec Laurent Boutonnat qui est aussi compositeur. Et les mots s'appuient, s'accrochent sur la musique. Parfois, la musique inspire des sentiments, des sensations, parfois j'ai une envie de texte. Mais en aucun cas, l'image n'apparaît dans ma mémoire... "

Sur scène, par contre, c'est une autre histoire. "J'ai toujours eu besoin du gigantesque, de gigantisme. Mais maintenant, j'ai eu envie de moments d'intimité. Et c'est ce qu'on a essayé de créer sur ce spectacle, avec la croix qui est au centre du stade même... C'est de l'ordre de la communion. "



© La Dernière Heure 2009