Lundi soir, à Charleroi, Hélène Ségara a été rejointe sur scène par Phoebus

CHARLEROIRichard Charest, le deuxième Phoebus de Notre-Dame de Paris était, lundi soir, spectateur du palais des Beaux-Arts de Charleroi pour le spectacle de Hélène Ségara. Elle l’invita d’ailleurs à monter sur scène.
On ne peut pas parler de débuts scéniques de la belle Hélène qui, en réalité, vit de ses spectacles depuis l’âge de 15 ans. Mais après l’épisode Notre-Dame de Paris qui a focalisé tous les regards sur elle, rien ne pouvait plus être comme avant.
D’autant que son album, Au nom d’une femme, garda une première place absolue dans les ventes, pendant quasiment deux mois, aussi bien en Belgique qu’en France. Manifestement, sa carrière prenait une nouvelle dimension. Et son spectacle aussi.
L’Olympia l’attend du 23 au 26 octobre. Après, ce sera une tournée de trente-trois galas dont deux sont annoncés en Belgique: le 15 novembre au Forum de Liège et le lendemain aux Beaux-Arts de Bruxelles.
A Mons, samedi, et à Charleroi, lundi, elle rodait ce spectacle. Devant des salles bondées, et même archibondées. Du reste, à Liège, c’est déjà quasiment complet.

La famille de Dalida

Public sensiblement moins ado qu’on aurait pu le penser. On est avec un public familial qu’Hélène Ségara dompte par un contact direct où s’expriment sa sincérité et sa sensibilité. Le contact est même tellement direct que c’en est peut-être trop.
Sur scène, la chanteuse en convient elle-même: `Il me semble que, ce soir, le spectacle est assez décousu. Mais tant pis!´
Hélène Ségara a, pour producteur, Orlando, le frère de Dalida. Cela se sent. Sur le plan de la philosophie du spectacle, on nage dans les mêmes eaux même si l’univers d’Hélène s’éloigne des paillettes et des ballets.
Du reste, dans ses conversations, elle dit toujours qu’elle n’est pas une grande danseuse, ce que Dalida était.
Mais Hélène fait parfaitement avec. Elle ne danse pas beaucoup. Mais elle bouge. L’art de se limiter à ce qu’on fait parfaitement.
Elle ose parfois quelques pas plus construits notamment avec la complicité de sa choriste. Et comme, toutes les deux, elles ont les cheveux très longs, elles s’offrent un petit ballet amusant où elles transforment leur tête en toupies et font virevolter leurs cheveux.
Le spectacle commence par une chanson inédite, Mes rêves disent la vérité. Sur un texte taillé sur mesure par Michel Jourdan. Puis, c’est tout de suite Les vallées d’Irlande.
En une heure et demie de spectacle, Hélène Ségara – qui n’a jamais que quatre années de présence au sommet – prouve qu’elle a déjà un répertoire riche de beaucoup de succès.
Jamais trois chansons sans au moins un titre qui se trouve dans toutes les oreilles.

Les grands du disco

Bien sûr, il y aura du Notre-Dame de Paris. Vivre où l’éclairage, reproduisant vitraux et colonnes, évoque le décor de la comédie musicale. Puis, en rappel, l’Ave Maria de Plamondon-Cocciante.
Quelques reprises aussi. Et uniquement en anglais. Avec une séquence disco comprenant un extrait de Upside down à l’arrangement un peu juste, mais suivi immédiatement d’un très beau No more tears à deux voix (avec sa choriste) et d’une remarquable version de Flashdance dont on sent qu’Hélène l’a souvent interprétée.
Et puis Hélène Ségara est très belle et c’est évidemment une constituante de son spectacle.
Trois fois, elle change de tenue: elle entre dans une longue robe fuchsia en cuir, fait son disco en pantalon noir et chemisier à courtes manches et termine en robe de soirée noire.