Les Anversois ont mouillé leur chemise à l'AB

BRUXELLES Breda, Sarrebruck, Nimègue, Mannhein, Paris, Londres, Hasselt, Droixhe,... L'Ancienne Belgique, lundi soir, était déjà la seizième étape de la tournée Vantage Point de dEUS qui en compte déjà une bonne vingtaine de plus. Si on devrait être loin des 130 concerts donnés par le groupe anversois pour appuyer Pocket Revolution , Tom Barman et Cie aiment toujours mouiller leur chemise, eux qui ont privilégié les petites salles (du moins si on peut considérer l'AB comme telle) au double Forest sold out de la tournée précédente. "Et pourquoi pas ?", nous disait il y a quelques jours Tom Barman. "Arcade Fire est énorme et, pour son second album, a joué dans une université. C'est un truc de management. Cool, on va jouer à Hasselt, à Liège, dans toute la Belgique et au total c'est comme si on avait rempli Forest, même si à la fin de l'année on se rendra probablement de nouveau dans cette salle bruxelloise."

Point commun entre toutes les dates déjà prestées : l'ouverture avec When She Comes Down , également plage titulaire de Vantage Point . Point commun, également, la volonté du quintet de balancer un son lourd, de revenir à un rock sans concession. "On a beaucoup pensé au live en écrivant cet album , avouait le chanteur. Chaque chanson écrite qui était trop calme, trop old school dEUS, on n'en avait pas besoin. Nous n'avons pas écrit en fonction de ça, mais quand le morceau était fini, à chaque fois, je me posais toujours la question."

Le Old School dEUS a, pourtant, toujours ses partisans, comme on a pu s'en rendre compte lundi soir. Si Sun Ra ou Favourite Game joués à la limite de l'implosion, Fell on the Floor, man, The Architect, Smokers Reflect ou Slow interprétés avec tripes et coeur séduisaient sans véritablement transcender le public, les premières notes d'Instant Street lançaient vraiment le concert, le changement de guitare de Tom Barman déclenchant la progression de la chanson haussant encore d'un ton les débats. Ensuite, Theme From Turnpike ne pouvait pas faire descendre d'un cran l'intensité, d'autant que le nouveau light show était à la hauteur. Nothing Really Ends clôturait alors une première partie qui ne manquait pas de coeur mais malgré tout d'un petit quelque chose. Eternal Woman en duo avec Lies Lorquet n'était qu'un agréable prélude à Roses , joué toutefois un peu trop bas dans sa première partie. Oh Your God était également un bel intermède avant l'incontournable et virulent Suds and Soda qui fermait le premier rappel.

dEUS finissait ensuite en beauté avec Popular Culture et l'émouvante présence d'un choeur d'enfants qui faisait chavirer tout le public.



© La Dernière Heure 2008