“Ça ira mieux dans quelques heures”, se rassure une jeune femme en t-shirt et débardeur. La demoiselle, l’une des personnes les plus habillée du Festival de Dour (la plupart des spectateurs ont opté pour le bikini ou les sous-vêtements), se fatigue tout doucement. Non pas que la musique proposée par les artistes présents pour ce dernier jour de festival soit décevante.

Mais la chaleur, plus étouffante chaque jour sur le site de Dour, épuise les quelque 43 000 néo-Dourois venus fêter la musique plutôt que le nouveau Roi (quoiqu’on croise quelques drapeaux). Le public se presse d’ailleurs dans les rares endroits d’ombre. Certains profitent même des scènes couvertes pour piquer un petit roupillon. Les chapeaux sont de sortie ainsi que quelques… parapluies. Un objet utile en toutes circonstances, finalement.

Les bars sont assaillis par des festivaliers assoiffés. Du côté des vendeurs, on ne se plaint pas. “On fait la file depuis près de dix minutes”, confie un spectateur impatient de retourner à son concert (ou du moins à sa sieste). “Il faudra attendre la fin de la journée pour en être sûrs mais nous avons clairement vendu plus de tickets boissons aujourd’hui que les jours précédents”, estime une vendeuse.

Une fois n’est pas coutume, l’eau a la cote. On la boit, bien sûr, mais on s’en asperge aussi. Les petits comiques qui s’amusent à tirer sur le public avec des pistolets à eau sont perçus comme des héros. Il faut dire que l’air sec et la poussière (tous les pieds sont noirs) poussent le public à se précipiter vers les points d’eau… entre deux bières. Si l’alcool reste la boisson favorite des festivaliers, personne ne rechigne à ajouter à sa commande de breuvage houblonné un bon verre d’eau fraîche. D’ailleurs, les bouteilles en plastique ne sont pas (uniquement) remplies de vodka. Il ne faudrait pas abuser, non plus !

Dernier détour, moins amusant cette fois, par la Croix Rouge. On y croise quelques personnes qui ont visiblement pris un coup de chaud.