Christina Aguilera est de plus en plus too much. Mais elle assume à 100% la fille sexy et provocante qu’elle est vraiment

LONDRES Rien, décidément, ne refroidit l’Aguilera. Ni l’hiver qui se pointe ni les sempiternelles railleries de ses collègues de show-biz. Il y a quelques jours, l’actrice Sarah Michelle Gellar se fichait encore bien de sa balle dans une parodie des mieux envoyées, mais c’est en feignant d’ignorer ces p’tites piques que la diva new-yorkaise poursuit la promotion de son dernier album. Un disque dont le single Dirrty lui permet à nouveau d’afficher sa totale liberté. Et de se vêtir du strict minimum... Au menu de cet objet de perversion, un lieu désaffecté, des hommes, des muscles, des cages, beaucoup de cambrures et de cambuie et, au milieu de ce suant fatras, une Christina qui adore ça.
Trois ans après le succès de Genie in a bottle, la blonde ne peut plus donner la moindre interview sans devoir aborder cette provocation-là. Ce fut encore le cas, récemment, au cours d’une conférence de presse londonienne. "Pendant les six premiers mois de ma carrière, j’étais naïve et j’obéissais sans réfléchir aux exigences de mon équipe de management. Mais aujourd’hui je ne fais que ce qui me plaît et me ressemble. Et je vais au bout de tout... On critique beaucoup la façon dont j’apparais en public et, évidemment, j’y suis sensible. Mais d’un autre côté, l’attitude que j’adopte dans mes clips et ailleurs reflète véritablement de ce que je suis dans la vie, à savoir une fille de 21 ans (22 le 18 décembre) qui tient à s’éclater et explore l’existence... Pour mes fringues, c’est la même chose, je me sentirais très mal à l’aise habillée de manière conformiste et couverte de la tête aux pieds. Quand Madonna a commencé à jouer avec la provocation et l’excentricité, je me suis dit que moi aussi j’y avais droit et je ne vois pas quel mal il y a à cela. Je fais exactement ce que je veux, j’ai onze piercings et s’il me vient l’envie d’en avoir un de plus, je le ferais. Le problème, c’est qu’à cause de tout cela ma musique arrive souvent en dernier lieu lorsque je suis interrogée par la presse."

Réconciliée avec son père

Désolé d’abonder dans ce sens mais au moment où l’on comptait parler de l’album Stripped, ne réalise-t-on pas que ce titre signifie en français Déshabillée ou Dévêtue? Ce qui ramène au même sujet, non? "Non. Stripped veut dire ici que je me mets à nu en tant que personne et qu’au fil de ces 20 chansons, je ne cache absolument de ce que je viens de traverser. Ces quatre dernières années, je suis passée par des périodes très difficiles qui m’ont appris pas mal de choses et c’est là-dessus que je me livre aujourd’hui. Comme vous le savez, j’étais en brouille avec mon père depuis le divorce de mes parents (elle était toute petite, à l’époque, NdlR) mais, comme je le chante sur It’s Okay, tout est plus ou moins rentré dans l’ordre à l’heure qu’il est. Dans un registre anecdotique, il est question aussi de mon premier petit ami, un Portoricain."

Histoire de raviver la médiatique inimitié entre Britney et notre interlocutrice, une journaliste saute sur l’occasion pour lui demander la nature réelle de ses liens avec Justin Timberlake, l’ex de l’interprète de Baby One More Time. "Nous ne sommes que de très bons amis, répond-elle sereinement. En ce moment, je suis célibataire et cette situation me convient parfaitement. Ça ne m’empêche pas de jeter un œil sur les jolis garçons qui passent et quiconque a envie de tenter sa chance ne doit pas avoir peur d’essayer."

On l’a tous bien compris, il n’y a pas trop différence entre Christina et l’image qu’elle renvoie. "Je ne suis pas une fille fragile et ultra-féminine. Je crois être à la fois sexy et coriace, une bonne combinaison à mon avis !"

Christina Aguilera, Stripped (BMG)

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