Elle ne pèse pas bien lourd sur une balance traditionnelle (face à nous, elle affiche ce jour-là une silhouette de rêve) et, pourtant, Katy Perry vaut son pesant d’or sur le marché du disque. Quelque 70 millions de singles vendus jusqu’à ce jour. Et une bonne dizaine de millions d’albums.

La lionne - telle qu’elle se présente dans Roar, le 1er extrait tubesque de ce nouvel album Prism - Perry ne veut pas stopper le compteur en si bon chemin. Elle a donc concocté avec l’aide d’incontournables de la planète pop (Max Martin, Dr Luke, Sia,…) un album moins rose bonbon, moins bleu schtroumpfette - la couleur de la perruque qu’elle arborait durant sa dernière tournée - et plus… sombre.

De prime abord, au son de mélodies pour la plupart très entraînantes (Roar, Walking on Air, Birthday,…), ce n’est pas vraiment le style de la maison de miser sur une deuxième lecture des morceaux. Et pourtant, ce 3e - et efficace à souhait - album de Katy Perry est plein de non-dits et de confidences de Katy, auteure de ses chansons. Pas étonnant que la jeune fille (de 29 ans), d’abord abonnée aux chants gospel, se dise aujourd’hui prête à s’exprimer dans un répertoire folk…

Voici quelques explications qu’elle nous a livrées, lors d’une présentation exceptionnelle et parisienne de son Prism

Legendary Lovers : après Roar, l’un des refrains les plus entêtants de l’album. Une chanson qui donne le ton, post-chagrin d’amour, de l’album.

Birthday : une chanson "funky". Qui rappelle à Katy "les années 80/90". Une époque à laquelle ses influences s’appelaient Prince et Mariah Carey, nous dit-elle. Et un peu plus tôt dans l’histoire, un souhait susurré par une certaine Marilyn Monroe, non ?

Walking on Air : 2e single de l’album. Du disco, du gospel et de la dance. "Une des nombreuses couleurs de l’album, du Prism"…

Unconditionally : attention, c’est la "préférée" de Katy. Parce qu’elle y exprime "un sentiment universel (l’amour) qui signifie quelque chose pour tout le monde". Un peu moins dansant, évidemment. C’est son petit ami du moment, John Mayer, qui lui a inspiré la chanson. Romantique.

Dark Horse (feat. Juicy J) : notre coup de cœur ! L’ovni de l’album, qui n’est pas sans rappeler le carton de Katy avec E.T. en collaboration avec Kanye West, le génie autoproclamé. Juicy J, du groupe de rap (un peu gangsta) Three 6 Mafia, apporte sa touche "urbaine" à un album plus pop que hip-hop.

This is How we do : nouveau retour aux 90’s avec un morceau pop/dance et quelques mix de DJ.

International Smile : Katy rend hommage à l’une de ses meilleures amies. "Une muse pour moi. C’est une fille qui garde toujours le sourire." D’où le titre…

Ghost : un morceau au tempo plus lent, porté par une certaine mélancolie.

Love Me : on entre dans le vif du sujet. "J’y parle du fait d’avoir l’estime de soi avant de vouloir l’amour des autres", nous dit-elle.

This Moment : un peu de philosophie. Ou "l’importance de vivre le moment présent."

Double Rainbow : l’un des titres les plus puissants de cet album. Même si Katy Perry s’autorise une petite "introspection" à travers cet album, elle précise l’avoir voulu aussi "amusant". Ce morceau nous enverra cependant davantage en lévitation (avec un son inspiré d’Annie Lennox) que sur un dancefloor. De bon augure pour la suite qu’elle souhaite donner à sa carrière…

By the Grace of God : la chanson qui résume peut-être l’état d’esprit (dépressif) dans lequel Katy était au moment de reprendre le chemin des studios. "C’est la première chanson que j’ai écrite, en novembre 2012. J’ai essayé d’y être la plus honnête… Plutôt la plus vulnérable possible." Allez, on sort les mouchoirs… (lire ci-contre). 13 chansons - le single Roar compris - qui touchent un peu à tous les styles. Et qui sont renforcées, dans la version Deluxe, par trois autres morceaux dont un ( Spiritual) coécrit avec John Mayer himself… Vous avez dit intime comme album?