En primeur, Lou Deprijck nous dévoile un teaser de son hymne pour l’Euro 2016 en duo avec Miss Belgique, Come on Belgium !

"J’avais fait une chanson qui s’appelait Boum Boum Belgium mais après ce qui s’est passé, je devais trouver une autre idée, " confie Lou Deprijck. "Et du coup , Come on Belgium (inspiré du groupe Slade et leur Cum On Feel The Noize , NdlR), est venu naturellement."

Après une chanson avec le Grand Jojo pour l’Euro 2000 et son Disco Samba Belgica pour le Brésil, voilà une chanson en anglais pour "créer l’union" avant l’Euro français. "En Belgique, il y a les Flamands et les Wallons et même si je suis beaucoup plus estimé et respecté au Nord du pays , l’anglais me paraissait naturel", explique celui qui se revendique royaliste et Belge avant tout. "Quand le Grand Jojo a sorti un hymne en français, il ne faisait pas l’unanimité en Flandre. Quant à Stromae, l’Union belge s’était cassé les dents. Ils ont sorti la grosse artillerie avec les joueurs dans son clip, etc. Mais ce n’était pas chantable. Je le respecte, c’est le maestro, mais ses paroles sont souvent sinistres car elles rappellent des moments douloureux de sa famille. Prendre Ta Fête comme hymne, c’était donc un peu tendancieux…"

Alors que pour ce grand supporter de football (des Deux-Acren, même si son sport numéro 1 reste la balle pelote), l’hymne des Diables Rouges est devenue une tradition. "Il faut une chanson populaire", estime le célèbre auteur et producteur de Ça plane pour moi (dont les droits d’auteur sont un "running monnaie" qui se chiffre en plusieurs milliers d’euros par an). "Je me considère comme un chanteur populaire pour les mecs qui vont dans les bistrots ou comme supporters dans les stades. Je n’ai jamais chanté pour l’élite car ma maman est cafetière et mon papa travaille au PTT. Je suis un mec à qui on peut taper sur l’épaule. Je n’ai jamais eu l’intention de devenir une star. La limite du respect me suffit… et une pinte !"

Avec Deprijck , il y a toujours un loup dans la Belgerie. Le décalage parfait pour un hymne surréaliste à l’image de la présence de Miss Belgique 2015. "Annelies Törös est tellement timide qu’elle ne se rend pas compte qu’elle est belle, c’est la seule miss qui a un regard", raconte celui qui a failli se faire pousser les cheveux comme Fellaini pour son clip. "J’ai été impressionné par sa robe à plumes tricolore lors de son passage à Miss Univers. Et du coup, je lui ai proposé et elle a accepté. En plus de faire les chœurs, j’ai remarqué qu’elle avait une voix fluette comme Jane Birkin."

Avec des paroles telles que "Gave us what we really want : goal, goal, goal !", l’humour délirant à la Magritte prédomine dans son clip réalisé par un jeune de 13 ans. "Je n’ai jamais pensé que la musique puisse être sérieuse dans mon cas", affirme celui qui, aujourd’hui, vit en Thaïlande et y chante toutes les semaines ("je n’ai jamais fait autant de selfies avec des Coréens ou Japonais"). "Pour preuve, mon premier album s’intitulait Qu’est -ce que ma sœur fout dans la machine à vapeur, c’est du pop art. Je fais de tout et n’importe quoi dans le sens décalé, je suis un chanteur décalé, off limit comme on dit !"

Son titre déjanté Pattaya Pattaya a d’ailleurs été repris dans la récente comédie du même nom avec Gad Elmaleh. "Mais ils ont oublié de me demander l’autorisation ! Enfin, ici, pour Come on Belgium, plus que l’équipe, c’est à la Belgique que j’ai pensé. D’où ce drapeau belge à quasi chaque image. Ce n’est pas une obsession mais j’ai l’impression que les Belges sont un peu déprimés et je voulais donc leur redonner un rayon de soleil."

 Le titre sera téléchargeable début mai.