Chris Martin et les siens sont de retour avec un double album qui tranche avec leurs dernières productions. Il est aussi charmant que déroutant.

Quelle mouche a donc piqué Coldplay ? Le quatuor britannique est de retour avec Everyday Life, un double album qui n’est certainement pas le plus accessible de leur discographie. Chris Martin et les siens ont donc osé quitter les rails sur lesquels ils étaient confortablement installés depuis une dizaine d’années (si l’on excepte Ghost Stories sorti en 2014) et qui ont fait d’eux les rois des stades aux tournées ultra lucratives.

Se poser la question, c’est cependant oublier que le groupe n’en est pas à son premier changement de cap. En 2008 déjà, avec Viva la Vida or Death and All His Friends, Coldplay avait rebattu une première fois les cartes, délaissant son rock encore estampillé alternatif (qualificatif discutable, reconnaissons-le) pour une pop aérienne et beaucoup plus colorée. Le tout avec un succès incontestable puisque le disque s’est vendu à 6,6 millions d’exemplaires en 2008, un record pour cette année-là.

© REPORTERS

Déroutant

Ce n’est un secret pour personne, le concept du double album est toujours un pari risqué. Les tentatives sont nombreuses mais pour combien de succès comme le double blanc des Beatles, The Wall de Pink Floyd ou London Calling de The Clash ? D’autant qu’Everyday Life, s’il est copieux en nombre de titres, 16, est relativement court : 54 minutes, pas plus.


Il faut cependant rendre hommage à Chris Martin et aux siens car Coldplay met plus qu’un peu d’audace dans sa musique. Pas à tous crins, c’est vrai, mais ils remettent tout de même l’ouvrage sur le métier comme ils l’ont fait il y a une dizaine d’années. Sur ce nouvel album, les Britanniques offrent un patchwork de sonorités qui parcourent la surface du globe. On y croise du gospel (“BrokEn”), des chœurs (“When I Need a Friend”), une touche rétro années 50 avec le doo-wop “Cry Cry Cry”, des influences africaines, etc. 


Certains passages surprennent également. C’est le cas de ce long solo de saxophone sur l’excellent “Arabesque” et son final tout en distorsion. Deux éléments qui rebutent nombre de programmateurs radio alors que la rythmique de la chanson est très entraînante et que Stromae y a posé sa voix. Sur le papier, il a donc de quoi dérouter le plus fan des fans.

© BORTELS CHRISTOPHE

Le sens de la mélodie

Mais tout cela ne tient pas compte d’un élément essentiel de la recette du succès de Coldplay : le sens imparable de la mélodie qu‘affiche toujours Chris Martin. Car les fondamentaux restent de la partie. “Church”, “Everyday Life”, “Champion of the World” et le piano-voix “Daddy” sont là pour rappeler que Coldplay reste malgré tout Coldplay.

Pari risqué donc mais pas perdu pour autant. Everyday Life n’est pas le plus évident des albums du groupe mais il dévoile ses charmes au fil des écoutes.

© LECOCQ STEPHANIE

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