Avec The Premonition, le groupe grec de heavy metal gravit un nouvel échelon

BRUXELLES Ceux qui ont assisté au concert de Kamelot à Hof Ter Lo en avril dernier sont unanimes pour vous dire que Firewind, qui assurait la première partie ce jour-là, a littéralement volé la vedette aux Américains. Emmenés par le génial guitariste Gus G., les Grecs de Firewind ont démontré un talent certain. Firewind a le vent (de feu) en poupe... Et son guitariste en est fier...

Vous avez laissé une très grosse impression lors de votre passage en première partie de Kamelot à Anvers...

"Merci ! Tu sais, ce n'est pas facile de convaincre lors d'une prestation en première partie. Nous ne disposons de la scène que pendant quarante minutes sans pouvoir bénéficier des meilleures conditions sonores qui sont, le plus souvent, réservées aux têtes d'affiche. Ceci dit, les gars de Kamelot ont été supers avec nous. Rien à dire : la classe !"

Ils ne vous en veulent pas de leur avoir volé la vedette ?

"Tu le penses réellement ? ça me fait plaisir. Je n'ai rien décelé d'agressif de leur part à notre égard, mais la tournée n'est pas encore terminée (Rires)."

Vous vous produirez, à nouveau, dans de difficiles conditions lors de votre prochain passage en Belgique, puisque vous ouvrirez le Graspop le vendredi 27 juin...

"Lorsque nous avons eu l'opportunité de nous produire sur ce festival, nous n'avons guère hésité. Le Graspop est une référence mondiale en matière de metal. Malheureusement, nous avions aussi d'autres obligations et les programmateurs n'ont pu trouver d'autres créneaux horaires. Ce n'est pas grave. Nous donnerons encore le meilleur de nous-mêmes."

Comment as-tu appris à jouer aussi bien de la gratte ? La très sérieuse revue Guitar Player te considère comme un des meilleurs prodiges de la scène heavy actuel...

"Tous ces honneurs me gratifient. J'ai travaillé dur pour en arriver là. Quand j'ai quitté la Grèce avec mon balluchon pour rejoindre les States à l'âge de 14 ans, mes proches m'ont pris pour un cinglé. Je voulais apprendre la guitare dans la prestigieuse université de musique de Berkeley. Finalement, j'y suis resté dix ans. Ce fut une expérience unique."

Pourquoi es-tu revenu en Grèce ? La scène heavy n'y est guère développée...

"Il y a de plus en plus de mouvements, mais ceux-ci sont underground et ont du mal à franchir la frontière, mais cela va changer. Regarde : Firewind se produit à travers le monde (Rires) !"

Arch Enemy t'as offert un beau pactole pour devenir le guitariste du groupe, mais tu as refusé. Pourquoi ?

"Parce que je crois en Firewind ! Firewind est mon groupe, mon bébé. J'adore les musiciens d'Arch Enemy et j'ai apprécié de les dépanner pendant trois mois sur leur tournée. Mais si j'avais accepté leur offre, je n'aurais plus pu m'investir dans Firewind de la même manière. Et ça, il n'en est pas question !"

Pourquoi avoir repris la chanson Maniac du film Flashdance sur votre album ?

(un peu embêté) : "Euh... Tu aimes bien cette interprétation ? Mwouais bon... Les avis divergent et je peux comprendre (Rires). Je n'y suis pas pour grand-chose. C'est une idée du claviériste. Juste un clin d'oeil sans lendemain. Promis (Rires)..."

Firewind, The Premonition (Century Media/EMI). Au Graspop le 27/06/08.



© La Dernière Heure 2008