Il a montré, à Liège, le nouvel hommage à Elvis Presley qu'il avait présenté à Anvers devant 12.000 personnes!

LIÈGE Ils savaient bien peu, ces musiciens du Golden Symphonic Orchestra, du temps de leurs études dans les plus prestigieux conservatoires du pays, que ces heures répétées de gammes et gammes les emmèneraient, un jour, à jouer sur scène les grands succès d'Elvis Presley ! Tout cela à cause d'un chanteur pour le moins diversifié, Helmut Lotti.

Ne pas en faire trop tout en en faisant assez ! C'est l'équation à laquelle se heurtait Helmut Lotti en choisissant de reprendre le répertoire d'Elvis.

Bien sûr, il lui fallait évoquer le King dans ses aspects scéniques. Mais sans oublier qu'il avait devant lui un public qui n'est pas forcément celui d'Elvis et qui, surtout, a été séduit par Helmut à travers ses premiers disques consacrés aux classics. Sans oublier, non plus, que, derrière lui, il garde un authentique orchestre symphonique !

Ses prochains concerts sont sold-out!

A ce niveau-là, le dosage est réussi parfaitement. On a évité les costumes blancs avec paillettes, dorures et autres fantaisies extravagantes. Helmut entre en scène vêtu de cuir, des pieds à la tête. Cela fait Presley 68, avec, quand même, une certaine sobriété.

Dimanche à Liège, il donnait la première (chez nous) d'une série de concerts qui le ramènera au Cirque Royal (les 23 et 24 janvier) et aux Beaux-Arts de Charleroi (les 29 et 30). Mais c'est complet !

Dans ce nouveau spectacle, il chante donc du Presley en première partie et revient à son catalogue plus traditionnel après l'entracte. Entre les deux, il présente un chanteur flamand, Freddy Birset, qui a la particularité de ne chanter... qu'en français. Il reprend les plus grands succès de Dassin et de Bécaud et termine par Et maintenant en duo avec Helmut qui la reprend en anglais.

Dans la deuxième partie du show, on retrouve un Helmut tel que lui-même qui reprend Caruso et d'autres grands airs très beaux mais à écouter plus qu'à regarder. A l'inverse, c'est, comme toujours, un véritable show qu'il offre sur Caruso.

Visuellement, Helmut joue à Elvis

Et s'il fallait trouver un défaut à la première partie du spectacle, ce serait là : le show n'est pas assez poussé.

Helmut aime trop Elvis. En le reprenant, il le respecte trop. Il chante comme lui et, si vous fermez les yeux, c'est Elvis que vous avez l'impression d'entendre. Sauf que les orchestrations sont sensiblement modernisées et, pour tout dire, améliorées.

La partition de Heartbreak Hotel, dominée par la guitare mais avec un solo de piano, est simplement parfaite. Visuellement, Helmut joue à Elvis. Pas trop ! Juste ce qu'il faut ! Avec une gestuelle qu'on connaît. Avec, sur le fond de la scène, Helmut Lotti écrit en lettres de lumières rouges et My tribute tout de King en lettres blanches.

Avec un tapis bleu étoilé pour un Are you lonesome tonight appuyé par le très beau jeu, au violon, d'une soliste japonaise. Il ne manque qu'une chose à cette partie de spectacle, cette chose qui fait la marque de fabrique de Helmut Lotti, une pincée de fantaisie.

Il n'empêche que le succès est là. Tellement fort que, pour la première fois, le 11 avril, Helmut va tenter le Sportpaleis d'Anvers : 12.000 sièges à remplir !

A Hambourg et à Cologne, en décembre, il a chanté dans les salles de 11.000 places.

Helmut Lotti le 11 avril au SportPaleis d'Anvers. Rés. : 070/345 345

© La Dernière Heure 2003