Les initiatives se multiplient pour démontrer qu’un retour des activités culturelles de masse est possible malgré la pandémie. Selon Le Monde, Indochine sera la tête d’affiche d’un concert à venir en avril, comme le laissait entendre la rumeur. Il sera donné à l’Accor Arena, à Paris, devant plusieurs milliers de spectateurs.

7500 personnes seront choisies pour participer à l’expérience. Elles auront au préalable été soumises à un test PCR qui devra s’avérer négatif. Dans la salle, elles devront obligatoirement porter un masque mais le respect de la distance de sécurité ne sera pas de mise.

IAM fera de même à Marseille

L’échantillon sera divisé en deux groupes. Le premier comptera 5000 individus qui seront invités à assister au concert dans la salle, tandis que les 2500 autres personnes resteront chez elles. L’objectif est de vérifier l’hypothèse selon laquelle il n’y aurait pas plus d’infections parmi les personnes présentent dans l’Accor Arena qu’au sein des gens restés chez eux, a souligné la virologue Constance Delaugerre, de l’hôpital Saint-Louis à Paris, dans les pages du quotidien français.

Ce concert-test ne sera pas le seul organisé en France. Une autre expérience du genre sera aussi conduite à Marseille où le groupe IAM se produira fin mars ou début avril au Dôme.

La Belgique toujours dans le flou

En Allemagne comme en Espagne, d’autres démonstrations du genre ont déjà conduit à la conclusion que des événements culturels de masse sont possibles en respectant certaines mesures qui ne sont pas de nature à bloquer le public comme les artistes et les organisateurs. On l’a vu avec l’annonce du gouvernement français concernant les festivals de l’été. Valider la tenue de manifestation pouvant accueillir jusqu’à 5000 personnes à condition que celles-ci restent assises n’a pas recueilli l’adhésion des acteurs du secteur.

Malgré ces tests concluants, certains festivals phare en Europe ont déjà annoncé qu'il n'auront pas lieu. C'est le cas du Primavera, à Barcelone, qui renonce pour la seconde année consécutive. 

En Belgique, les acteurs culturels, parmi lesquels les organisateurs de concerts et de festivals, restent, eux, dans l’expectative. Le dernier Comité de concertation organisé le 26 février a laissé tout le monde sur sa faim. Ils n’ont aucune perspective et cela fait bientôt un an jour pour jour qu’ils sont dans le brouillard le plus complet, privés de toute activité.