Avant de se séparer, les Frero Delavega donnent un dernier concert à leur "premier public" belge, ce 11 mars, à Forest National.

" Ce sera une soirée très particulièr e, confie Florian Delavega. L’occasion de dire aurevoir à nos amis belges avec une soirée d’adieux remplie d’émotions ."

Depuis leur participation à The Voice (ils ont été éliminés en quarts de finale de la saison 3), le duo - qui s’est rencontré sur les plages d’Arcachon lors d’un job d’été de sauveteurs - a été propulsé au sommet des hits parades avec Sweet Darling, Il y a, Le chant des sirènes ou encore Le Cœur éléphant issu de leur 2e album, Des ombres et des lumières. "Et c’est vrai que la Belgique a été un peu le début de notre aventure, poursuit le chanteur . L e premier engouement pour nous date de 2012, bien avant The Vo ice . On avait commencé à faire le buzz sur internet (avec des reprises en anglais, NdlR) et c’est le public belge, très réactif, qui avait fait de notre petit concert un événement. On ne s’y attendait pas. Notre premier public est donc belge, on lui doit beaucoup !"

Cette envie de quitter la scène ne viendrait-elle pas, justement, de cet engouement médiatique qui vous a dépassé ?

"Cela fait en effet partie des choses qui m’ont poussé à arrêter. Il est vrai que ce rythme médiatique n’est pas quelque chose de naturel chez nous, en tout cas chez moi, alors je préfère arrêter. On a toujours essayé de garder distance par rapport au succès. On n’a jamais joué le rôle de star ni jamais triché sur ce que l’on est."

La notoriété n’était pas faite pour vous ?

"Le problème avec la notoriété, c’est que je ne sais pas quand elle s’arrête. Si on parle d’être reconnu en temps qu’artistes, c’est une notoriété sympa. Après, quand cela prend des dimensions qui nous échappent, la célébrité a ses limites. Elle aurait pu être compatible avec la musique mais là, c’est juste une envie de faire autre chose. C’est la fin d’un cycle, la fin d’un voyage. Il n’y a pas de crise non plus. On n’arrête pas parce qu’on en a plein la tête, on arrête parce qu’on pense que c’est la fin et qu’il faut profiter de cette période pour finir le plus haut possible."

Comme on dit : mieux vaut partir en pleine gloire ?

"C’est notre cas. On préférait finir sur une note positive et non sur une tension comme on peut souvent en voir dans les groupes actuels. C’est ce qui nous plaisait dans l’idée d’arrêter. Il est préférable de partir avec le sourire, l’émotion et l’envie."

Les mauvaises langues disent qu’il y a un véritable déchirement entre vous deux…

"Non, sinon on aurait arrêté avant cette tournée qui se finira en juin. Ni regrets, ni remords, juste des chemins différents, à la fois privés et artistiques. Moi, j’arrête clairement la musique et ce monde du showbusiness. Je raccroche pour faire autre chose de ma vie, me reconnecter avec moi-même et la nature pour prendre le temps de vivre différemment."


Jérémy, bientôt papa et au cinéma

"Jérémy va continuer la musique et poursuivre sa carrière solo, glisse Florian Delavega. Même s’il est encore trop tôt pour en parler car rien n’est encore signé. On ne nous reverra peut-être pas dans les médias mais ça ne veut pas dire qu’on ne fera plus rien."

Pour preuve, celui qui a déjà fait un duo dans sa vie privée (sa compagne étant Natalia Doco, elle aussi chanteuse) va prendre le temps de se retrouver pendant que Jérémy Frérot, lui, va aussi tenter sa chance au cinéma. Pour son premier rôle sur grand écran, le musicien a intégré le casting de la prochaine comédie de Fabien Onteniente - auteur de la saga Camping - dans 100 % bio, en incarnant "un surfeur très cool" aux côtés de Christian Clavier et Josiane Balasko. Du sur mesure !

Bref, avec un mariage et un futur bébé prévus dans l’année avec l’ex-nageuse Laure Manaudou, on peut dire que Jérémy Frérot nage dans le bonheur.