L'événement dimanche soir, c’était la présence de Stromae dans le 20 heures de TF1. Un joli coup pour la première chaîne française doublé d’une super surprise pour les fans.

Passons sur l’interview pendant laquelle le Maestro est revenu sur l’excès de pression qui l’a conduit à s’isoler du public pendant près de 6 longues années. Il a expliqué avoir, à l’époque, perdu le goût de chanter, avoir eu besoin de vivre en se mariant, en ayant un enfant. Il était aussi asséché créativement parlant, c’est pourquoi il s’est investi dans le travail pour les autres, via notamment des clips réalisés pour Orelsan, Vitaa, Big Flo et Oli, Dua Lipa ou Billie Eilish. Il avait besoin que l’attention ne se porte plus sur lui. Rien de bien nouveau en fait.

Sur le nouvel album, Multitude, à venir le 4 mars, on n’en saura pas beaucoup plus non plus. Si ce n’est que le Maesstro, qui a parcouru le monde avec sa mère, a puisé dans les 5 continents des sons pour ciseler ses chansons à venir.

“Pendant 7 ans, vous avez lutté contre un certain mal-être. […] Dans vos chansons, vous parlez beaucoup de solitude. Est-ce que la musique vous a aidé à vous en libérer ?”, lui demande alors Anne-Claire Coudray. La réponse, c’est en chanson que Stromae la donne. Il entonne un inédit, sur le plateau du JT. Son titre : “L’enfer”, présents sur Multitude. “Je ne suis pas tout seul à être tout seul”, chante-t-il avant de jouer carte sur table : “J’ai parfois eu des pensées suicidaires, j’en suis peu fier. On croit parfois que c’est la seule manière de les faire taire/Ces pensées qui nous (me) font vivre un enfer.”

Un texte sombre sur des airs de world music qui rappelle immanquablement “Formidable” tout en proposant autre chose. On pense aussi à “Jef” de Jacques Brel lorsque ce dernier chante “Non Jef, t’es pas tout seul” ou encore "Mais arrête de sangloter/Arrête de te répandre/Arrête de répéter qu't'es bon à te foutre à l'eau/Que t'es bon à te pendre". Il n'y a pas que le texte qui rappelle le "Jef" de Brel. Dans le phrasé aussi, on retrouve la chanson du Grand Jacques. Stromae est plus "brelien" que jamais et c'est tout sauf une critique négative. Il met à nu ses sentiments, certes avec une force contenue mais la puissance est immédiatement perceptible.

Plus loin, on l'entend dire: “Est-ce qu’il n’y a que moi qui ai la télé/Et la chaîne culpabilité ?". Là aussi, "Jef" n'est pas très loin dans l'esprit: "Non Jef t'es pas tout seul/Mais tu sais que tu me fais honte/À sangloter comme ça/Bêtement devant tout le monde/Parce qu'une trois quarts putain/T'a claqué dans les mains/Non Jef t'es pas tout seul/Mais tu fais honte à voir/Les gens se paient notre tête/Foutons le camp de ce trottoir, viens Jef, viens/Viens, viens".


Ceux qui n’avaient pas été convaincus par “Santé”, le single du retour de Stromae, reverront très certainement leur jugement avec ce second simple en piano-voix. Le Maestro est de retour et il n’a rien perdu de son talent, notamment de nous surprendre. Carton assuré.

Le titre est disponible sur les plateformes de streaming.