Après vingt-cinq années d'existence, le groupe de heavy metal ne s'est jamais aussi bien porté

DESSEL Dans la foulée de son 13e album studio, Dance of death, Iron Maiden se produira à bureaux fermés ce jeudi au Brabanthall de Louvain. A l'occasion de la venue du groupe, vous pouvez gagner une superbe lithographie dédicacée d'Iron Maiden grâce à la DH. Pour cela, il vous suffit de téléphoner ce lundi 17 novembre, jusqu'à ce soir minuit, 0900/20770 (0,45 euro/min). Mot de passe: 20331. Répondez correctement à la question qui vous sera posée. Les heureux gagnants seront personnellement avertis par courrier.

Rencontre avec Steve Harris, bassiste et membre fondateur du combo.

Est-ce que l'enregistrement de Dance of death a été sensiblement différent de celui de Brave new world ?

«Quand nous avons composé Brave new world , Kevin Shirley nous a suggéré d'enregistrer les parties de guitare comme si nous jouions en concert. Nous avons réédité cette expérience. Pour le reste, il y a toujours eu une grosse part d'improvisation et de créativité personnelle. Nous avons même composé une sorte de ballade (NdlR: Journeyman). C'est la première fois qu'on fait un truc de ce genre depuis Prodigal song

Ressentez-vous toujours la même excitation après 25 années d'existence?

«Bien sûr. Il n'y a aucune routine au sein du groupe. Il y a toujours eu une saine émulation autour d'Iron Maiden. On ressent toujours la pression à la veille de la sortie d'un album. Elle ne s'évacue qu'après quelques semaines de tournée, lorsque le public nous communique ses vibrations. Il suffit de nous voir sur scène pour se rendre compte qu'on prend toujours notre pied.»

Pour la première fois, Nicko McBrain a signé le crédit d'une chanson, New frontier ...

«C'est effectivement la première fois, depuis ses 20 années de présence au sein du groupe, qu'il a composé un morceau pour le groupe. Il s'est attelé à apprendre à jouer de la basse ces dernières années. Son apprentissage lui a certainement donné suffisamment de confiance pour qu'il puisse nous proposer son morceau. C'est, en tout cas, une chanson différente que j'apprécie beaucoup et qui accentue la diversité d'un album comme Dance of death.»

Un mot sur l'excellent No more lies , l'unique chanson que vous ayez écrite seul. Elle traite d'un thème qui vous est cher: la mort...

«Je l'ai effectivement déjà abordé à travers des chansons comme Heaven can wait et Hallowed be the name. Je pense que chaque individu, à un moment donné de son existence, se pose ce genre de question. Certains ont peur de la mort, d'autres pas. Je suis fasciné par la mort. C'est un thème qui revient souvent dans mes morceaux. Même de manière inconsciente.»

Iron Maiden, Dance of death (EMI). En concert (complet!) ce jeudi au Brabanthall de Louvain.

© La Dernière Heure 2003