La victoire, le succès, l'amour et un bébé: mais la plénitude n'est pas arrivée tout de suite pour Jenifer

BRUXELLES Même pas 22 ans et déjà tout ça! Sur son deuxième album (Le passage), Jenifer Bartoli, la première gagnante de Starac' (et de beaucoup notre préférée!) crie son bonheur d'avoir trouvé l'homme de sa vie et fait avec lui le plus radieux bébé du monde. Un petit Aaron qui soufflera une demi-bougie le 5 juin. Quand nous l'avons retrouvée pour qu'elle évoque avec nous ce nouvel opus, la brunette Made in Nice était exténuée mais toujours aussi cool. Modeste et très polie. Mais pas lisse pour autant. « Pas celle que tu crois, l'une des chansons de mon album, évoque la fausse image que des journaux avaient renvoyée de moi, celle d'une fille fleur bleue et naïve. Adjectif que j'assimile personnellement à niaise. Moi, je suis tout sauf ça. J'ai du tempérament, je donne mon avis. Je ne dis pas oui à tout et suis capable de m'énerver.»

Sur son single Ma révolution, déclaration tressaillante à son Maxim Nucci (musicien et comédien bientôt à l'affiche du film Alive, avec Richard Anconina, NdlR), elle dit «pour toi j'ai soulevé un amour de géant, j'ai fait ma guerre, marqué la terre, je me suis battue». On veut savoir s'il est bien vrai qu'avant Aaron, Maxim et elle s'étaient momentanément séparés et si, comme ce texte semble l'indiquer, c'est elle qui s'est démenée pour le récupérer. «Non, cette rumeur, c'était n'importe quoi... En parlant de ma guerre, je fais allusion à tout ce que j'ai déjà traversé. Et qui me donne l'impression d'être plus vieille que mon âge. A 16 ans, j'ai quitté une famille qui s'était sacrifiée pour moi, je suis montée à Paris, j'ai chanté dans des bistrots, j'ai dormi dans la rue, bref j'ai connu la galère. Starac'est tombé au bon moment.»

Une fois sortie de l'émission de téléréalité de TF 1, c'est à un autre combat qu'elle doit se livrer. Celui de la médiatisation extrême. «Quand je chante J'en ai assez, je pourrais m'adresser aux paparazzi. Ils m'ont blessée très fort. Je ne veux pas jouer les victimes mais, pendant un an, j'ai été traquée non-stop en bas de chez moi. Et, encore récemment, à notre sortie de chez le pédiatre, avec le bébé, ils n'ont pas hésité à être violents, nous poussant pour avoir une photo. Et ça avec le sourire... Si je fais des procès? Sans arrêt. Mais je ne gagne pas d'argent parce que les démarches en justice et les avocats sont très coûteux.»

Si elle reconnaît avoir eu une chance folle de sortir haut la main de l'aventure Starac' (et d'être encore là aujourd'hui), Jenifer a conscience de l'aspect terriblement cruel de ce jeu. Surtout quand elle pense à notre Mario. «Je suis gênée par rapport à lui parce qu'il n'y a aucune raison que j'en sois arrivée où je suis et lui non. Si je suis restée en contact avec les copains du château? Je n'arrête pas de leur laisser des messages mais eux mettent du temps à me rappeler (rire). Olivia (Ruiz, NdlR) nage en plein bonheur, elle a rencontré les gens avec qui elle voulait travailler et elle fait sa sauce dans son coin. Musicalement, je suis plus accessible qu'elle...»

A propos de celles qui lui ont succédé sur le trône Starac', Jenifer a ces mots: «Artistiquement, je ne me sens absolument pas proche d'elles, mais je les respecte. Chacune a son charme. Nolwenn est touchante et intrigante et Elodie me fait beaucoup rire. Elle est très belle des champs comme elle le dit elle-même, nature et spontanée.»

Non seulement saturé, le marché du disque est atteint, comme on le sait, du virus téléchargement. Jenifer nous avoue avoir déjà téléchargé. Mais une seule fois! «C'était il y a longtemps, j'ai copié un titre de Stevie Wonder que je ne parvenais pas à trouver et dont le vinyle était trop cher pour moi.» Fans, si vous ne voulez pas que Jenifer passe à la trappe, ne faites pas ça avec Le passage...

Jenifer, Le Passage (Universal). En concert, le 3 décembreà Forest-National (0900/00.600).

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