« J’ai le privilège de participer à la première expansion internationale de Tomorrowland se réjouit Carl Bouckaert. Le propriétaire du site de TomorrowWorld détient l’équivalent d’environ 1000 hectares de terres dans le conté de Fulton, au sud d’Atlanta. « Vivant depuis 35 ans aux Etats-Unis, je suis fier d’avoir amené Tomorrowland dans mon jardin. J’ai connu Michiel Beers (N.D.L.R. l’un des organisateurs belges du festival de Boom) qui m’a invité à venir voir le domaine provincial de De Schoore pour savoir si cela pouvait correspondre à mon terrain». 

En contre partie, les frères Beers ont aussi fait le voyage vers Atlanta. Résultat : ils sont venus, ils ont vus et ont été conquis par le domaine. Il faut dire que le champion belge d’équitation (il a notamment participé aux jeux olympiques de 2012 pour nos couleurs) n’en est pas à son coup d’essai. A 59 ans, le belge y organise plus de 12 jumpings par an sur ses terres et surtout plusieurs petits festivals de musique électro se sont déjà déroulés dans la région comme le Counterpoint Festival. 

Tous de grands succès. Tomorrowland aurait donc vu énormément de potentiel dans le site de notre compatriote. «Ils ont aimé la connexion belge et l’hospitalité belgo-américaine poursuit Carl Bouckaert. La proximité du plus grand aéroport au monde aussi. Le fait qu’il n’y ai pas trop de maisons dans le coin et que le site reste très naturel, avec cette grande rivière de Chattahoochee qui passe dans ma propriété». Après deux jours de festival, le fan de musique se dit satisfait du résultat. «J’ai toujours rêvé d’avoir un festival ici. Et pour moi, TomorrowWorld c’est le top du top. Savoir exporter un produit belge comme cela, c’est une grande fierté».

TomorrowWorld : top ou flop ?

Avec plus de 200 nationalités différentes, le festival espère un jour rassembler encore plus de couleurs nationales que les jeux olympiques. Une chose est certaine, c’est une entreprise qui ne connaît pas la crise. De l’avis général, européens, belges comme américains, le festival made in USA est réussi dans son ensemble. «On sent que c’était une première édition car tout n’était pas encore au point concède Olivier, un festivalier belge et habitué de Tomorrowland. TomorrowWorld a encore besoin de se rôder un peu mais cela reste vraiment démentiel. Il faut le vivre pour le croire !». 

Des décors incroyables, un déluge de décibels (David Guetta, Tiesto, Armin van Buuren et la première d’Afroki, un duo déjanté entre les djs Afrojack et Steve Aoki), de l’alcool qui coule à flots –dont une bière spéciale TomorrowWorld brassée pour l’occasion-, du soleil et surtout… des nanas ! Déguisées à toutes les sauces, en petites tenues affriolantes ou… en topless, les filles du « monde de demain » n’ont pas peur de braver le froid des soirées de Chattahoochee Hills. 

Après un vendredi timide et balbutiant, l’ambiance n’a fait qu’augmenter au fur et à mesure du week-end pour finalement transformer TomorrowWorld en un gigantesque dancefloor incontrôlable le samedi (la journée des belges) et le final hallucinant du dimanche soir. La magie Tomorrowland a donc une nouvelle fois opéré. Pour le plus grand bonheur des festivaliers sous forme d’année test pour les Etats-Unis. Synonyme d’édition test aussi pour conquérir bientôt les autres continents de globe ?