« Merci de faire partie de l’histoire! » scande Jason Derülo. Show à l’américaine oblige, la star américaine est bel et bien de retour. En 2012, le chanteur (d’à peine 24 ans!) avait été contraint d’annuler toute sa tournée à cause d’une malencontreuse chute lors des répétitions du «Future History World Tour» du nom de son précédent disque. Après une rééducation longue et intensive, le kid de Miami roule à nouveau les mécaniques dans un show tout droit venu de la chaleur floridienne. «J’ai eu un incident il y a deux ans rappelle-t-il. Et je ne pensais pas pouvoir remarcher un jour alors merci mon Dieu! J’ai donc envie de faire la fête avec vous Bruxelles ! »

Quand Jason déroule (le) haut

Et en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, Jason Desrouleaux -de son vrai nom, il est d’origine haïtienne- s’arrache le t-shirt (hystérie collective) et lance la sauce sur In My Head. Casquette vissée à l’envers, chaine bling bling imposante et look typiquement afro américain, Jason déroule ses tubes. De « Whatcha Say » à « Ridin´ Solo » en passant par « Don´t Wanna Go Home » ou « It Girl », des titres tous plus punchy les uns que les autres. Sans compter les reprises de Beyoncé ou encore de Lorde (Royals) pour ne citer qu’elles. Du commercial, certes, mais du bon son. Le public -jeune, hystérique et essentiellement féminin-, en aura eu plein les yeux et les oreilles.

Dans un décor urbain à la American graffiti, le chanteur présente ses jolis Tattoos, du nom de son troisième album. Le tout, entouré de danseuses et danseurs sexy qui jouaient quasi aux yamakasis sur scène. Des chorégraphies bodybuildées pour un concert qui ressemblait parfois plus à une séance de muscu qu’à une véritable performance scénique. Du coup, le playback - une bande playback derrière sur les tracks où il danse et sur laquelle il chante par dessus- s’est aussi fait ressentir à plusieurs reprises. Tout comme ces basses si assourdissantes que nos cheveux dansaient tout seul au rythme des vibrations sonores. « J’avais l’impression d’avoir un hélico au dessus de ma tête » confirme Charline.

Bref, un jeune foufou mais qui en fait l’un des artistes incontournable de la scène R&B. La faute à ses trois nouveaux hits, les sexy Talk Dirty, The Other Side et Trumpets (son final d’hier soir) qui auront mis Forest National en transe. « Il est trop sex! » hurle une fan. Quelques chanceuses ont d’ailleurs pu tester la marchandise sur scène lors d’une séance de (dix) pompages réunissant toute sa troupe de danseurs avec chacun une groupie sur le dos. Un concert musclé, on vous le disait. Ou… « Une tuerie! » selon Juliette, qui a « kiffé » cette soirée à l’américaine. - Pierre-Yves Paque