L’artiste pleure celui avec qui il a réalisé trois bijoux, les albums Les paradis perdus, les mots bleus et Les vestiges du chaos.

Le nom de Jean-Michel Jarre est indissociable de celui de Christophe. Ensemble, ils ont réalisé trois monuments : Les paradis perdus (1974), Les mots bleus (1975) et Les vestiges du chaos (2016). Ils se connaissent depuis le début des années 70 quand le producteur et patron de label Francis Dreyfus a présenté le jeune parolier qu’était Jarre au chanteur.

D’emblée, ces deux-là se sont compris et entendus, unis par des passions communes, celle pour la musique et aussi l’amour des machines, qu’il s’agisse des synthétiseurs ou des effets. Et puis, le jeune Jarre a su trouver les mots justes. “Christophe avait un rapport unique au langage, une manière de s’exprimer très particulière, a confié le musicien au Parisien peu après l’annonce de la disparition du chanteur. Dans ‘Les mots bleus’, j’avais essayé de traduire cela […] Il me l’avait d’ailleurs dit une nuit. Les textes que je lui avais écrits étaient comme une biographie fantasmée.”

"Sans lui, mes nuits seront bien vides.”

“C’est un pan de ma vie qui s’écroule, un paradis définitivement perdu”, déplore Jean-Michel Jarre dans les pages du quotidien français. “Sans lui, mes nuits seront bien vides.” Il explique qu’ils se sont parlé pour la dernière fois juste avant son hospitalisation. “La dernière fois qu’il m’a appelé, explique-t-il, c’était pour me demander si j’avais des masques. Si seulement j’avais pu lui en donner…”