Le pape de la musique électronique a fait planer et danser le Palais 12.

Le Palais 12 a fait le plein pour le pape de la musique électronique. Jean-Michel Jarre n’a rien à envier aux tripoteurs actuels de platines et ordinateurs. Lui, il a tout inventé. Si les concerts exceptionnels en extérieur (en Chine, à Lyon, à Moscou…) ont vécu, il n’a rien perdu de sa technique ni de son inventivité.

Loin de surfer sur la vague facile de ses tubes de jadis (seuls Oxygène, Champs Magnétiques et Souvenirs de Chine ont effectué leur apparition comme autant de clins d’œil), il a offert un spectacle tant son que lumières.

Esthétiquement , vous en prenez plein la vue avec une succession de formes géométriques qui virevoltent sur le public. Pour mieux cerner son univers à la fois planant mais de plus en plus musclé. Comme les morceaux très électro de son dernier album Elektronika.

À 68 ans (il ne les fait pas), il reste dingue de ses ordis. Dingue d’innovations. Comme ce titre Exit composé en Russie avec le lanceur d’alerte Edward Snwoden, dont l’image et quelques paroles apparaissent sur un écran géant. Comme ce Oxygène 17 qu’il vient de composer pour le quarantième anniversaire de l’album mythique sorti précisément le 2 décembre 1976. L’époque où il a rendu la musique électronique accessible au plus grand public. Il promet de revenir en 2017 en Belgique pour un concert tout aussi onirique et enflammé.